Statut beau-parent: la "Défenseure des enfants" pour un statut élargi aux tiers
Dominique Versini souhaite un "statut de la tierce personne", estimant "réducteur" de ne s'intéresser qu'aux beaux-parents.
La Défenseure des enfants, Dominique Versini, a plaidé pour la création d'un "statut de la tierce personne", qui partage ou a a partagé la vie d'un enfant, estimant "réducteur" de ne s'intéresser qu'aux beaux-parents. En août, le président Nicolas Sarkozy a chargé le ministre de la Solidarité Xavier Bertrand de créer un "statut" pour donner aux beaux-parents des familles recomposées une existence juridique, notamment pour protéger les liens affectifs entre ces adultes et les enfants de leur conjoint (lire Quotidien du 17 septembre). Un colloque auquel participaient des juristes, sociologues, associations familiales ou parlementaires s'est tenu hier, mercredi 7 novembre, à Paris, à l'initiative de Mme Versini, et une synthèse en sera remise à M. Bertrand. "L'ensemble des participants ont été plus favorables à un statut des tiers qu'à un statut du beau-parent car il y a aussi d'autre membres de la famille qui interviennent dans la vie des enfants, tels les grands-parents", a assuré Dominique Versini à l'issue de la rencontre. "Le compagnon, dans un couple homosexuel, peut-il être considéré comme unbeau-parent?", s'est-elle également interrogée. À l'instar de Mme Versini, Hugues Fulchiron, professeur de droit et président de l'Université Lyon III, estime qu'il faut étendre le statut de la tierce personne à "l'ensemble des tiers". Il juge "inopportun" de créer un statut spécifique en cas d'homoparentalité, car, "juridiquement, il n'y a pas de différence à faire entre des situations concernant des personnes de même sexe ou de sexes opposés", a-t-il dit. Lire aussi notre dossier "Statut du beau-parent: une demi-mesure?" dans Têtu n°126, octobre 2007.











