Sang contaminé: Claude Evin bénéficie d'un non-lieu
La commission d'instruction de la cour de justice de la République a rendu hier, jeudi 6 novembre, un non-lieu dans l'affaire du sang contaminé, au bénéfice de Claude Evin, ancien ministre de la Santé. Claude Evin avait été mis en examen à la suite de la plaine de deux patients en 1999, lui reprochant de ne pas avoir demandé, entre 1988 et 1991, le rappel des personnes transfusées avant le 1er août 1985, alors qu'il était ministre de la Santé dans le gouvernement Rocard. Par l'intermédiaire de son avocat, Me Leclerc, Claude Evin a expliqué: "Un rappel généralisé aurait provoqué une confusion ingérable par les centres de dépistage. De même, une demande directe aux établissements de rechercher les personnes à risque nous est apparue inefficace et dangereuse." Alors qu'on a entendu l'été dernier Claude Evin critiquer vertement le gouvernement Raffarin pour sa gestion calamiteuse de la canicule en France, on aurait pu attendre de lui une défense moins cynique de sa gestion dans l'affaire du sang : même "ingérable", ce rappel des personnes transfusées par des lots potentiellement contaminés, aurait été préférable à l'indifférence de l'Etat français, qui niait à cette époque toute implication dans cette affaire.











