Répression de l'homophobie : les associations se mobilisent
À la veille de l'examen par l'Assemblée nationale, en séance plénière, du projet de loi sur la Halde, les associations s'organisent.
À la veille de l'examen par l'Assemblée nationale, en séance plénière, du projet de loi sur la Halde, les associations s'organisent. Dans une lettre ouverte une lettre ouverte au président de la République, au gouvernement et aux présidents des groupes parlementaires de l'Assemblée nationale et du Sénat, Sos Homophobie leur demande d'agir en "urgence pour que l'amendement Garraud soit retiré de ce projet de loi et pour que nos associations puissent enfin avoir la possibilité de combattre efficacement l'homophobie". L'association est rejointe par la fédération des associations de Jeunes et d'Etudiant(e)s LGBT, Moules Frites. De son côté, Mix-cité a choisi l'humour : "Grâce à vos efforts, Monsieur Garraud, nous les femmes pourrons continuer à être insultées en toute impunité, nous les gouines et les pédés envoyé(e)s au zoo ou au bûcher, et nous vivrons ainsi en bonne entente en ce beau pays des droits de l'homme hétérosexuel qu'est la France". Les Panthères roses organisent ce soir un débat sur le thème : "Le gouvernement se moque de nous - et nous, que fait-on ?", au local d'Act Up-Paris : 45, rue Sedaine, 75011 Paris (code 19a7, fond de cour 87002, 2e étage). Une conférence presse commune de 25 associations LGBT, initiée par C'est l'bouquet !, se tiendra demain, mardi 7 décembre, en présence de Nicole Borvo, présidente du Groupe communiste, républicain et citoyen au Sénat, Martine Billard, députée des Verts, Annick Lepetit, députée PS (sous réserve), Philippe Meynard, conseiller national de l'UDF et Jean-Luc Romero, conseiller régional, fondateur d'Aujourd'hui, autrement (sous réserve). Enfin, à Montpellier, le Collectif contre l'homophobie, Ursus Sud, Beit Haverim, Lesbian & Gay Pride Montpellier, appellent à un rassemblement devant la Préfecture de Montpellier, Place des Martyrs de la Résistance, mardi 7 décembre à 18h30. Le collectif rappelle que "le critère d'utilité publique n'est pas requis concernant les infractions à caractère raciste ou antisémite" et demande, à l'instar des autres associations, que la transphobie soit également pénalisée.











