Quatre associations LGBT interpellent l'ambassadeur du Cameroun
Dans une lettre envoyée mercredi, elles demandent au gouvernement camerounais de "remettre immédiatement en liberté" les homosexuels présumés.
Quatre associations françaises LGBT ont envoyé une lettre à l'ambassadeur du Cameroun en France, mercredi 12 décembre, pour dénoncer la violation des droits des homosexuels dans ce pays d'Afrique centrale (lire Quotidien du 19 novembre). Le comité Idaho, l'Interassociative LGBT, les Panthères roses et Solidarité internationale LGBT s'inquiètent d'informations faisant état de "nouvelles arrestations sur la base de l'orientation sexuelle, supposée ou réelle, et ce, en violation flagrante des dispositions contenues dans le nouveau Code de procédure pénale prévu pour renforcer le respect de la présomption d'innocence et des libertés individuelles". S'appuyant sur les données d'Alternatives-Cameroun, association camerounaise de défense des droits humains, le collectif dénonce la multiplication des arrestations et emprisonnements "sur la base de rumeurs et, parfois, d'aveux extorqués au niveau de l'enquête préliminaire". Les associations, qui avaient manifesté le 9 décembre à Paris contre ces abus (lire Quotidien du 10 décembre), font part de leur "très vive préoccupation". Ils appellent surtout le Cameroun à respecter les textes internationaux qu'il a signés et à "remettre immédiatement en liberté les personnes détenues au seul motif de leur orientation sexuelle, réelle ou supposée".

















