Pétition contre le logiciel Ardoise
Associations et personnalités se mobilisent contre le logiciel qui permet à la police de conserver des informations privées.
Le ministère de l'Intérieur pourrait annoncer aujourd'hui mardi 22 avril de nouvelles informations sur les éléments fournis à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) sur le logiciel Ardoise qui permettrait aux forces de l'ordre de conserver des renseignements sur les personnes, tels que "homosexuel", "transsexuel", "SDF" ou "syndicaliste". L'Union nationale des associations de lutte contre le sida (Unals) a mis en ligne sur son site Unals.org une pétition contre le logiciel Ardoise, qu'elle adressera à Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur. Le texte réclame que soient "éliminés de ce logiciel les items préétablis désignant et stigmatisant des catégories de personnes" et "de ne pas faire apparaître des renseignements relatifs à d'éventuelles circonstances aggravantes de l'infraction dans la rubrique intitulée "état de la personne". Cette pétition est ouverte à la signature des représentants associatifs et aux personnalités. Déjà, en plus des 29 associations constituant l'Unals, Aides, Act Up-Paris, Solidarité Sida, le Sidaction, l'Inter-LGBT, Jean-Luc Roméro, le Ravad, le CGL de Nîmes, le Collectif contre l'homophobie, la Coordination Interpride France, l'ont signée.Hier, Bernard Teper, président de l'Union des familles laïques (Ufal) a demandé "la suspension de la mise en œuvre du logiciel en l'état actuel et la suppression de l'élément litigieux". Il a ajouté compter "sur la Cnil pour n'approuver qu'un dispositif respectueux de la liberté individuelle des citoyens." Photo: DR.


















