Petit bilan des élections législatives
Ce n'est plus un scoop, l'Union pour la majorité présidentielle (UMP) est le grand vainqueur des élections législatives 2002. Le tout nouveau parti du Président dépasse largement le seuil de la majorité absolue à l'Assemblée nationale et pourra gouverner seul. Le Quotidien de tetu.com n'a pas pour vocation d'établir une liste des députés (reportez-vous à la presse locale pour les résultats) mais voici néanmoins un petit bilan de ces élections locales aux conséquences nationales. De nombreux membres de la droite parlementaire opposés au PaCS ont été réélus alors que Catherine Tasca, présidente de la Commission des lois et marraine du PaCS (lire Têtu n° 39), a été battue dans les Yvelines, à l'instar du communiste Bernard Birsinger et de Jean-Pierre Michel, qui s'est pourtant écarté d'un Jean-Pierre Chevènement en voie de disparition. L'autre papa du PaCS, Patrick Bloche, conserve son siège, de même qu'Elisabeth Guigou et Roselyne Bachelot Narquin. Elus pour certains dès le premier tour, homophobes et fiers de l'être, Christine Boutin, Thierry Mariani, Bernard Accoyer, Jean-François Mattei, Pierre Lellouche, Renaud Muselier (auteur de la pétition contre l'adoption) seront aussi de la partie. Quelques bonnes nouvelles: Laurent Dominati, Cécile Renson, Robert Grossman (adjoint de Fabienne Keller à Strasbourg), Dominique Versini (seule membre du gouvernement à ne pas trouver sa place à l'Assemblée), Jacques Toubon, Jean-François Legaret, Charles Millon et Bernard Pons ont été battus, comme Bernadette Isaac Sibille à Lyon, dès le premier tour, et le Front national n'aura pas de représentants. A Paris, seul département de France où la gauche gagne des sièges, la tendance de l'élection de Bertrand Delanoë se confirme. Les nouveaux élus, la Verte Martine Billard dans la première circonscription (celle du Marais), Danièle Hoffmann-Rispal, Yves Cochet et Annick Lepetit sont tous officiellement gay-friendly. Les trois candidats à la présidentielle qui avaient répondu avec sérieux aux questions de Têtu (n° 64, 65 et 66) — Jacques Chirac, François Bayrou et Noël Mamère — tirent leur épingle du jeu, contrairement à ceux qui les avaient prises à la légère (Robert Hue et Lionel Jospin) ou à rebrousse-poil (Jean-Pierre Chevènement). Habileté politique ou véritable engagement? A suivre. Du côté des associations, SOS Homophobie est la première à appeler Jacques Chirac à tenir ses engagements. "C'est avec beaucoup de circonspection que nous retrouvons aux affaires, des responsables politiques qui, en 1999, dans l'hémicycle ou dans la rue, arboraient des tee-shirts anti-pacs et proféraient des injures homophobes," écrit Christine Le Doaré, présidente de SOS Homophobie. "Le Président de la République a souhaité disposer d'une large majorité pour pouvoir mener à bien ses engagements. Nous attirons donc l'attention du nouveau gouvernement sur les prises de position du chef de l'état, relatives à la lutte contre l'homophobie. Monsieur Chirac avait déclaré en 1995 : "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient", nous veillerons à ce qu'il n'en soit rien."











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