Paris: condamnation d'un homo qui séduisait et droguait des étrangers
Tandis que les soupçons d'agressions sexuelles ont envahi le débat, le procureur a souligné le danger du Rivotril, autre "drogue du viol".
Un homosexuel brésilien qui séduisait et droguait des étrangers pour les détrousser a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à cinq ans de prison ferme, le 18 juillet. Bruno Varoni, 37 ans, a également été interdit de séjour en région parisienne pour dix ans. S'il n'était poursuivi que pour administration de substance nuisible et vols, ce sont les soupçons d'agressions sexuelles qui ont envahi les débats.
En octobre 2007, dans un bar du Marais, un touriste américain de 56 ans est abordé par Bruno Varoni. Très vite, ce Brésilien sans le sou qui dort alors dans la rue gagne sa confiance. L'Américain le ramène dans sa chambre d'hôtel. M. Varoni lui sert alors un verre de vin dans lequel est versée une grande quantité de Rivotril qu'il utilise pour soigner son épilepsie. Également hypnotique et amnésiant, ce médicament est parfois qualifié de "drogue du viol", tout comme le Rohypnol ou le GHB. Lorsqu'il reprend connaissance quelques heures plus tard, l'Américain a le visage ensanglanté et il est vêtu de ses seuls sous-vêtements. Admis aux urgences, il soupçonne une atteinte sexuelle, mais ne se souvient plus de rien, constatant seulement qu'on lui a volé de l'argent.
L'enquête permet rapidement d'identifier quatre autres étrangers victimes dans des conditions similaires de M. Varoni, qui a reconnu avoir drogué quatre des victimes afin de leur dérober de l'argent. "Je refuse de croire" que "pour voler 800 euros, on doive déshabiller totalement quelqu'un", lui a répondu le procureur, Fabienne Delbauffe, tout en soulignant la dangerosité du Rivotril, qui en trop grande quantité, peut entraîner la mort.
Photo: DR.



















