Paris: 500.000 à 700.000 participants à la Marche des fiertés LGBT
Festive et militante –contre les discriminations à l'école–, une fois encore, la Marche a tenu ses promesses.
Gros succès pour la septième édition de la Marche des fiertés lesbiennes, gays, bi et trans. Samedi 28 juin, entre 500 000 et 700 000 personnes ont déferlé dans les rues de Paris, sous un soleil de plomb et autour du mot d'ordre "Pour une école sans aucune discrimination" (lire Quotidien du 27 juin).
En tête de cortège (photo), derrière la banderole géante de l'Inter-LGBT qui organisait la marche, on pouvait voir Bertrand Delanoë et le président PS de la Région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, au coude à coude avec les représentants des associations homos, Jean-Luc Romero (UMP) ou encore l'ex-candidate trans des Verts aux municipales parisiennes, Pascale Ourbih. Autres personnalités présentes dans le carré de tête, Anne Hidalgo, adjointe au maire de Paris, et Jack Lang, fidèle de la marche depuis 1982. "Il faut protéger les enfants de la barbarie de la pensée, a déclaré Bertrand Delanoë devant les caméras de télévision. Les petits doivent savoir qu'une fille est égale à un garçon, qu'un hétérosexuel est égal à un homosexuel", a-t-il poursuivi. Pour l'élu socialiste, pas de doute: parler de l'homosexualité à l'école, c'est une question d'intelligence collective, même si il y a encore des tabous. "On progresse dans le sens des égalités", s'est-il réjoui en constatant la présence de nombreux syndicats enseignants dans le cortège.
Partis de Denfert-Rochereau à 14 heures, les premiers arrivants du cortège auront mis près de trois heures pour rejoindre Bastille, dans une ambiance militante et festive, mais marquée par un "zap" contre le char de GayLib (lire aussi Quotidien de ce jour). Le thème de la mobilisation était décliné sous toutes les formes. Slogans écrits à la craie blanche sur des tableaux noirs géants et distributions de milliers de tracts. Sur le bord d'un boulevard, David, parisien, la trentaine rayonnante, est venu avec son frère, gay comme lui, pour soutenir la cause. "Quand t'es ado, c'est difficile de trouver sa place. Alors c'est très important qu'on puisse être soi-même à l'école en tant qu'homo", a-t-il expliqué.
Au total, une soixantaine de chars ont défilé sous une avalanche de sons et une nuée de drapeaux arc-en ciel. Thibault, 21 ans, et ses copains ont fait le voyage depuis Nice pour le week-end. Ils n'auraient raté ça pour rien au monde. "On est venus entre copines, plaisante-t-il. Essentiellement pour faire la fête, voir du monde et décompresser." Côté ambiance, les garçons auront été servis. Cette année encore, la fête s'est poursuivie jusque tard dans la nuit dans les rues bondées du Marais. Aucun débordement n'a été signalé malgré l'excitation et l'alcool. Promesse tenue, cette année encore.
Photos: Delphine Aunis.

















