Nîmes: mobilisation pour un étudiant gay libyen sans-papiers
Sous le coup d'un arrêté d'expulsion, Ibrahim, 26 ans, a été arrêté dans le Puy-de-Dôme.
Hier, mardi 27 mai, une quarantaine de militants ont organisé un rassemblement solidaire à 14h, devant le tribunal administratif de Nîmes où comparaissait Ibrahim. Sous le coup d'un arrêté d'expulsion, cet étudiant gay libyen de 26 ans a été arrêté lors d'un contrôle d'identité lors d'une visite à des amis dans le Puy-de-Dôme, puis placé au centre de rétention de Nîmes. L'association Réseau Éducation Sans Frontières (RESF) de Grenoble a obtenu l'annulation de cette rétention, au motif qu'il s'agissait d'un contrôle "au faciès".
Lors de l'audience, l'avocate d'Ibrahim a expliqué qu'il était en France depuis deux ans, qu'il y poursuivait ses études régulièrement, qu'il a des liens amicaux et sociaux nombreux dans notre pays. Le Collectif contre l'homophobie de Montpellier (CCH) a fourni à l'avocate la jurisprudence nécessaire pour étayer la demande d'annulation d'expulsion au motif que son orientation sexuelle le met en danger en Libye, où l'homosexualité est pénalisée. Ibrahim y risquerait jusqu'à cinq ans de prison, sans compter des violences de la part de sa famille. La décision du tribunal a été mise en délibéré.
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