Nicolas Sarkozy Président: réactions en Espagne, en Italie et en Belgique
La victoire de Sarkozy ravit le centre droit mais ne prendra pas le centre gauche au dépourvu.
"Cher Nicolas, je veux t'adresser mes félicitations les plus sincères et affectueuses pour ta belle victoire électorale." C'est ce qu'à écrit hier soir, dimanche 6 mai, Romano Prodi dans un message envoyé à Nicolas Sarkozy immédiatement après son élection. "Notre travail commun en Europe et dans le monde a des précédents, poursuit le chef du gouvernement italien. […] Ta nouvelle responsabilité et la situation très complexe de l'Europe et du monde nous appellent à un engagement fort et commun. Mon pays, mon gouvernement et moi, continuerons de regarder la France comme un allié central." Par contre Piero Fassino, le leader des Démocrates de gauche, c'est le nombre de voix conquis par Ségolène Royal qui importe. "Elle obtient un résultat impensable il y a quelques mois, en conquérant, entre le premier et le deuxième tour, plus de 22 points et une bonne partie des voix centristes. Le résultat français prouve que le rapport entre la gauche et le centre est désormais un nÅ“ud stratégique." Silvio Berlusconi, ancien Premier ministre et leader de Forza Italia, s'est déclaré enthousiaste: "Le succès catégorique de Nicolas Sarkozy indique la volonté de changement qui est en train de traverser l'Europe entière et non seulement la France." Enfin Gianfranco Fini a exprimé une "grande satisfaction pour l'élection de Sarkozy". Selon le président d'Alliance nationale, "cette victoire révèle que la droite est toujours gagnante quand elle sait conjuguer sûreté, justice sociale et renouvellement". En Espagne, si le gouvernement de gauche de José Luis RodrÃguez Zapatero s'était prononcé depuis longtemps en faveur de Ségolène Royal, le Premier ministre s'est empressé de féliciter sincèrement Nicolas Sarkozy: "Il a démontré qu'il était un homme politique solide et que son style et ses propositions avaient convaincu la majorité des Français", a-t-il déclaré. De son côté, la Parti populaire (droite conservatrice) a salué la victoire d'un "ami". Nicolas Sarkozy est en effet un proche de l'ex-président du gouvernement José MarÃa Aznar. Enfin, en Belgique, où l'élection présidentielle française a été très suivie, le Premier ministre, Guy Verhofstadt (libéral flamand), a téléphoné hier soir au nouveau président de la République pour le féliciter de sa victoire. Il a dit espérer poursuivre l'excellente collaboration entre la Belgique et la France, sur le plan bilatéral et dans le cadre européen. Il a d'ailleurs invité Nicolas Sarkozy à effectuer le plus rapidement possible une visite à la Belgique et aux institutions européennes. Le président du Mouvement réformateur (MR) et vice-premier ministre, Didier Reynders (libéral francophone), s'est dit aussi particulièrement heureux de la victoire de Nicolas Sarkozy. "Les électeurs français ont voté pour son projet que nous partageons, même si sur certains points nous divergeons car les situations ne sont pas les mêmes en France et en Belgique", a-t-il commenté. Enfin, Elio Di Rupo, le président du PS belge, "prend acte du choix posé par les électeurs français" et a souligné la mobilisation importante. Selon lui, "Ségolène Royal aura réussi à mobiliser les jeunes et à les intéresser à la politique. Le choix des Français se répercutera très certainement dans les orientations très libérales qui risquent d'être prises au niveau européen", a-t-il conclu.











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