Nantes: un gay se suicide après sa garde à vue
Il s'est donné la mort en septembre, "choqué et humilié par le traitement qui lui avait été réservé" lors de sa garde à vue.
Le Collectif contre l'homophobie et le Centre lesbien et gay Nantes-Atlantique (Clgna), "en accord avec les proches de la victime", entendent saisir les ministères de la Justice et de l'Intérieur afin d'établir toute la lumière sur le suicide d'un homosexuel de l'agglomération nantaise, survenu le 26 septembre, à la suite de sa garde à vue. Le 21 septembre, l'homme avait été interpellé dans le parc de La Gournerie, un lieu de drague de Saint-Herblain (dans la périphérie de Nantes), et conduit en garde à vue à l'hôtel de police de Nantes. Relâché au bout de dix-huit heures, il était convoqué devant le tribunal correctionnel pour le 20 novembre. "Profondément choqué et humilié par le traitement qui lui avait été réservé lors de son interpellation et de sa garde à vue", indiquent ses proches auxquels il s'était confié, l'homme s'est donné la mort en laissant aux policiers qui l'avaient arrêté une longue lettre, saisie pour les besoins de l'enquête. Contacté le 4 novembre par la famille de la victime sur les suites de l'enquête judiciaire et sur sa demande d'une copie de la lettre, le procureur de la République de Nantes n'aurait toujours pas répondu.

















