Municipales: Delanoë gagnant à Paris, la gauche emporte la majorité des grandes villes
Le PS gagne de nouveaux sièges au Conseil de Paris. À Puteaux, Christophe Grébert est battu par l'UMP. Les principaux résultats du second tour.
À Paris, après le deuxième tour des élections municipales hier, dimanche 16 mars, la victoire est nette pour les listes de Bertrand Delanoë (photo): le maire PS, ouvertement homosexuel, est réélu confortablement avec 55,7% des voix. Ses rivales Françoise de Panafieu (UMP) et Marielle de Sarnez (MoDem) sont largement distancées (lire interviews dans Têtu n°131). La cartographie de Paris ne change pas: les mêmes arrondissements restent entre les mains de la droite (1er, 5e au 7e, 15e au 17e) et de la gauche (le 2e reste Vert, le PS conserve les 3e et 4e, du 9e au 14e et du 18e au 20e). Mais la gauche remporte plus de sièges au Conseil de Paris (99 contre 92 auparavant), et à l'intérieur de celle-ci, le PS pourra s'affranchir de l'aval des Verts pour faire passer ses projets, grâce à ses 72 sièges contre 9 aux Verts, 8 au PC, 5 au MRC et 3 au PRG.
"Le rassemblement des forces progressistes accroît très sensiblement sa légitimité dans les 12 arrondissements qu'il dirige et amplifie sa représentativité dans les 8 autres, a déclaré le maire de Paris. Il n'y a nulle place pour l'autosatisfaction ni pour le relâchement de l'action. Au contraire, la confiance de nos concitoyens nous fixe une feuille de route." Bertrand Delanoë a fêté sa victoire, hier soir à l'Hôtel de Ville, beaucoup plus sobrement qu'après sa première élection, en 2001. Françoise de Panafieu, réélue dans le 17e, a noté: "Nous sommes loin, très loin de la vague rose annoncée. Paris résiste!" et Denis Baupin (Verts, lire également son interview dans Têtu n°131) a espéré que "Bertrand Delanoë ne sera pas tenté par une gestion hégémonique".
Dans toute la France, les listes de gauche devancent celles de droite d'une courte tête (49,5% contre 47,5%) mais suffisamment pour remporter la plupart des villes moyennes ou grandes: Strasbourg (avec Roland Ries), Reims (Adeline Hazan), Metz, Toulouse (Pierre Cohen), Blois, Périgueux, Caen, Saint-Étienne, Lille (Martine Aubry)… ainsi que Lyon (avec Gérard Collomb) dès le premier tour. Parmi les grandes villes, seules Marseille, autour de Jean-Claude Gaudin, et Bordeaux (Alain Juppé) dès le premier tour (lire Quotidien du 10 mars), restent entre les mains de la droite.
À Puteaux (Hauts-de-Seine), Joëlle Ceccaldi-Raynaud est réélue avec 53% des voix. La liste Puteaux ensemble, qui a obtenu 25,3% des voix, fait entrer 5 élus au conseil municipal, dont Christophe Grébert. Dans cette quadrangulaire, le PS arrive troisième et Charles, le père de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, dernier. À l'issue de la campagne, Christophe Grébert (lire son portrait dans Têtu n°131) estime que "Globalement la campagne, si elle a été dure, n'a pas trop dérivé côté homophobie, mis à part quelques graffitis sur les affiches." (voir photos)
"L'UMP est sanctionnée notamment à cause des franchises médicales", déclare aujourd'hui l'association Act Up-Paris, dans un communiqué, en appelant une nouvelle fois à leur abrogation après que Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, les a une nouvelle fois justifiées sur les plateaux de télévision.
Photo: DR.











