Mort du fondateur du "Christ libérateur": la justice jette l'éponge
Dix-sept ans après le meurtre du pasteur homosexuel Joseph Doucé, le juge d'instruction a rendu un non-lieu.
Le juge en charge de l'enquête sur la mort en 1990 du pasteur homosexuel Joseph Doucé, un fait-divers qui avait fait la Une pendant près d'un an, a rendu fin septembre un non-lieu dans cette affaire. Le juge d'instruction a clôturé son enquête sans poursuites. Olivier Metzner, avocat du compagnon du pasteur, a déclaré à l'AFP avoir fait appel de cette décision. Le pasteur Joseph Doucé, homosexuel, défenseur des homos dans les années 80 et fondateur du Centre du Christ libérateur, une congrégation réservée aux minorités sexuelles, avait disparu le 19 juillet 1990 après avoir quitté son domicile en compagnie de deux hommes. Son corps avait été découvert, trois mois plus tard, en octobre 1990, en forêt de Rambouillet. Les circonstances de sa mort n'ont jamais été élucidées. L'affaire avait fait couler beaucoup d'encre car le pasteur était surveillé par des policiers du groupe des enquêtes réservées des Renseignements généraux de la préfecture de police de Paris. Les policiers soupçonnaient le pasteur d'activités délictueuses et l'avait placé sur écoute. Peu après la disparition, Jean-Marc Dufourg et trois policiers du GER avaient été placés en garde-à -vue ou entendus, mais leur culpabilité n'a jamais été établie. Jean-Marc Dufourg avait été révoqué de la police en novembre 1990, et le Groupe des enquêtes réservées des Renseignements généraux, dissout. En 1995, Charles Pasqua, alors ministre de l'Intérieur, avait déclaré que le pasteur Doucé "avait été enlevé par des inspecteurs des Renseignements généraux", sans étayer davantage ses accusations.











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