Montpellier: le Collectif contre l'homophobie réagit dans des affaires de discrimination
Un cadre poursuit son employeur pour licenciement abusif lié à son homosexualité. Le centre Leclerc a demandé un nouveau report du procès.
Le Collectif contre l'homophobie de Montpellier (CCH), par la voix de son président Hussein Bourgi, vient de réagir vivement après le nouveau report demandé, ce matin devant la chambre sociale de la Cour d'appel de Montpellier, par la SA Ludis. Un ancien cadre homosexuel de ce Leclerc de Lunel (34) poursuit son employeur pour licenciement abusif, dépourvu de cause réelle et discriminatoire en raison de son homosexualité (lire Quotidien du 14 mai 2007). Pour le Collectif contre l'homophobie, "c'est une stratégie d'évitement qui montre ses limites. Il va bien falloir que l'affaire soit examinée sur le fond. Alors que c'est lui qui a interjeté appel, pour la deuxième fois cet employeur n'est pas prêt à venir s'expliquer devant les juges, c'est surprenant!" Le CCH, qui entend rester vigilant et intransigeant face aux discriminations homophobes et transphobes dans le monde du travail, est revenu sur l'affaire de Clarisse, appelée le 31 mars dernier, devant le Conseil des prud'hommes (lire Quotidien du 1er avril). Clarisse poursuit son employeur, la société multimédia Kaliop basée à Montpellier, pour discrimination liée à la transformation sexuelle et à l'identité de genre. Le CCH se félicite "que la Halde ait été représentée par son avocate venue rappeler aux juges la législation en matière de lutte contre les discriminations, notamment liées à l'identité de genre et qu'elle ait particulièrement mis en exergue la responsabilité de l'employeur dans ce licenciement." Au point que le CCH qualifie "de combat d'arrière-garde" le réquisitoire en absence de légitimité de la Halde à cette audience, tenté par le conseil de l'employeur. Le CCH rappelle en effet que "la Halde est une autorité administrative indépendante qui s'impose à tous."











