Montpellier : Heurts avec les forces de l'ordre lors de la Journée du Souvenir de la Déportation
Une trentaine de gays et de lesbiennes, soit moins que l'année passée, avait répondu à l'appel du Collectif contre l'homophobie (lire Quotidien du 23 avril). Dès son arrivée, le groupe a été autoritairement sommé par les forces de l'ordre de se tenir à l'écart. Cet excès de zèle de la Police nationale tranchait singulièrement avec le bon accueil de l'année passée. A l'issue de la cérémonie officielle, Hussein Bourgi, président du Collectif contre l'homophobie, portant la gerbe rose, a été bloqué par des CRS et des fonctionnaires des Renseignements Généraux. Bousculades, éclats de voix, protestations d'Hussein Bourgi exigeant l'application de la circulaire de Jean-Pierre Masseret et l'accès à la stèle. Face à face tendu devant les objectifs des médias locaux avec en prime une menace " d'être embarqué s'il [continuait] ". Le préfet multipliait discussions et apartés sur place lors de la dispersion, alors que les années précédentes, son départ avait lieu dès la fin de la cérémonie. Ces incidents évitables ont laissé, aux militants présents, un sentiment de provocation face à ces mesures tatillonnes et les propos homophobes de certains porte-drapeaux. Après un temps d'attente conséquent, le dépôt de gerbe a eu lieu en présence d'Hélène Mandroux, élue maire de Montpellier jeudi dernier, accompagnée de plusieurs adjoints.











