Martinique : Un prêtre victime d'une agression homophobe
Le père Parruta a été agressé le 2 octobre, alors qu'il disait la messe à l'Église du Gros-Morne, par un homme qui lui reprochait ses "mœurs".
Un prêtre de la ville du Gros-Morne en Martinique, le père Parruta, a été agressé dimanche 2 octobre alors qu'il disait la messe, par un homme qui lui reprochait ses "mœurs". Jugé le 6 octobre en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Fort-de-France, l'agresseur a été condamné à six mois de prison avec sursis. Lors de sa comparution devant les magistrats, l' homme, marié et père de trois enfants, a expliqué qu'il avait insulté et injurié le père Parruta parce que celui-ci ferait preuve de "mœurs contraires aux principes de l'Église. L'homosexualité, c'est grave devant Dieu. Je me suis enchaîné à l'archeveché mais on ne m'a pas entendu", a-t-il poursuivi. Aumônier et visiteur de prison, l'homme, qui a fait plusieurs séjours en psychiatrie, raconte qu'il doit son homophobie à un viol commis par un membre de sa famille alors qu'il était âgé de 6 ans. Le père Parruta, invité à témoigner à la barre, s'est indigné de l'agression dont il a été victime: "Il me traite d'homosexuel, je m'en fous, mais de pédophile, c'est grave et intolérable parce que je suis prêtre et donc en contact avec des enfants." Le procureur a déclaré lors de ses réquisitions que "l'homosexualité n'est pas une infraction pénale et tout un chacun a droit à sa vie privée". Il a réclamé quatre mois de prison ferme. L'avocat de la défense a tenté de faire comprendre aux juges que "le code pénal de mon client est la Bible", même s'il a admis la responsabilité de l'agresseur. Celui-ci est ressorti libre du tribunal, avec une peine de prison de six mois avec sursis, une obligation de soins et une interdiction de se rendre dans la commune du Gros-Morne et d'entrer en contact avec sa victime.











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