Les éditeurs de presse très réservés sur le projet de loi anti-homophobie
La Fédération nationale de la Presse française (FNPF) et des éditeurs de presse magazine se sont dits très réservés hier, jeudi 10 juin, sur le projet de loi contre l'homophobie, car il "conduit à une auto-censure". Dans une lettre ouverte aux parlementaires, le SMPI (Syndicat de la presse magazine et d'information) et le SPMO (Syndicat de la presse magazine d'opinion) affirme que ce texte, "aboutissement d'un an de réflexions auxquelles la presse a été amenée à contribuer", "suscite les plus grandes réserves de la part des éditeurs de la presse magazine" : "Il constitue en effet la version la plus extrême des diverses hypothèses envisagées, qu'il s'agisse du principe de pénalisation lui-même, de l'élargissement des incriminations aux allégations à caractère sexiste, de l'alourdissement des peines, de la fixation du délai de prescription à un an ou encore de l'accueil réservé aux actions des associations". Reconnaissant que "les dispositions relatives à la lutte contre le racisme", au "caractère exceptionnel" , "se justifient au regard de leur objectif de cohésion nationale", ces syndicats considèrent que "la protection des femmes et des minorité sexuelles, qui relève des droits personnels, est d'une tout autre nature" (avec AFP).











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