Les candidats interrogés par les associations
A quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, les associations s'agitent et les communiqués pleuvent. Résumé. Le 15 mars, l'association des Elus locaux contre le sida (ELCS) adressait une série de huit questions aux candidats, concernant leurs engagements en matière de lutte contre le sida et les discriminations et de réduction des risques auprès des publics usagers de drogue. Olivier Besancenot, Christine Boutin, Jean-Pierre Chevènement, Daniel Gluckstein, Arlette Laguiller, Jean-Marie Le Pen et Bruno Maigret n'ont pas répondu. Tous les autres candidats se disent favorables à faire de la lutte contre le sida une cause nationale et à un dispositif législatifs contre l'homophobie, même si François Bayou et Alain Madelin insistent sur l'importance de la prévention. "Mon gouvernement l'a fait", déclare Lionel Jospin, qui rappelle que le code pénal prévoit désormais que "toute distinction opérée entre les personnes en raison de leur orientation sexuelle" est passible de deux ans d'emprisonnement et de 200000 F d'amende. ELCS: elcs@wanadoo.fr Sos Homophobie a aussi interrogé les candidats. Robert Hue, Lionel Jospin, Christiane Taubira, Jacques Chirac, Daniel Gluckstein, Corinne Lepage et Jean-Marie Le Pen sont ainsi notés. Meilleure note pour Robert Hue, avec 76 points, le cancre étant Jean-Marie Le Pen, avec -88 points. Les autres candidats n'ayant pas répondu, l'association considère qu'ils "n'ont manifestement aucun avis sur les sujets traités" (lutte contre l'homophobie, PaCS, homoparentalité etc.). Sos Homophobie: http://www.sos-homophobie.org L'Inter-associative lesbienne gaie, bi et trans (Inter-LGBT), quant à elle, a questionné tous les candidats, sauf Christine Boutin, Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret. "A la lumière de ces réponses, des engagements figurant dans les programmes et des interventions des candidat-e-s par voie de presse, l'Inter-LGBT souligne que des idées sont désormais largement partagées, notamment sur la nécessité de : prendre en compte le sort des minorités sexuelles dans les pays avec lesquels la France a des relations diplomatiques ; engager une réflexion, sinon une réforme, pour améliorer le pacs ; prendre en compte les difficultés vécues par les personnes transsexuelles ; lutter plus efficacement contre l'homophobie. Sur ces quatre points, les engagements sont toutefois d'une précision variable, et leur niveau reflète des clivages plus traditionnels. Il s'agit d'ailleurs dans certains cas plutôt de déclarations d'intention que d'engagements fermes. D'autres questions suscitent plus de débats et de divergences, notamment la question de l'homoparentalité : le courage politique de certain-e-s candidat-e-s côtoie malheureusement une frilosité partagée par celles et ceux qui n'ont d'autres recours que d'en appeler à la biologie pour motiver leur refus d'une évolution de la loi." Les réponses au questionnaire sont disponibles sur http://www.inter-lgbt.org/actions/elections2002/reponses.html. ProChoix n'est pas en reste, sur http://www.prochoix.org/pages.action/presidentielles/presindex.html Par ailleurs, certains adhérents et sympathisants du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement ont créé Citoyenneté et Homosexualité (C & H). Contact: homocitoyen@wanadoo.fr Le cercle de réflexion et de visibilité homosexuelle de Démocratie Libérale, Gay Lib, a, lui, été officiellement lancé hier, mercredi 17 avril, au siège du QG de campagne d'Alain Madelin. Un espace devrait lui être réservé sur le site de DL après les élections, les webmestres étant pour l'instant débordés.











