Les Bains Douches victimes d'un bras de fer juridique
La célèbre boîte de nuit parisienne est fermée depuis deux semaines, mais le conflit juridique devrait être bientôt résolu.
Les portes de l'une des plus célèbres discothèques parisiennes, les Bains Douches, rue du Bourg-l'Abbé (3e arrondissement) restent fermées depuis quinze jours. Ses 29 salariés se retrouvent à la rue et n'ont pas été payés de leur salaire du mois de septembre. La raison? Un différend juridique entre l'exploitant actuel, Arnaud Courté, et le propriétaire du fonds de commerce, Hubert Boukobza. Le premier doit quitter la gestion des lieux pour non-paiement des loyers, selon une décision du tribunal de commerce datée du 22 septembre.
Arnaud Courté, président de la SAS 7 BD (gérante de l'exploitation des Bains Douches et dont le dernier bilan est équilibré), confirme que le non paiement des loyers est dû à la réception d'un "avis à tiers détenteur du Trésor public pour un montant global de 330.000 euros et des travaux d'insonorisation non effectués", qui empêche tout versement à M. Boukobza. La décision n'a pas autorité de la chose jugée, et Arnaud Courté veut démontrer qu'il est dans son bon droit. Il évoque plus de deux millions d'euros investis depuis septembre 2006, et souhaite être dédommagé s'il doit quitter l'affaire. Une rencontre entre les deux hommes, sous 48 heures, a pour but de trouver une solution dans l'intérêt des salariés.
Thibault Jardon, directeur artistique des Bains Douches, attend de pouvoir entrer à nouveau dans les lieux. Après avoir officié au Queen à la grande époque, il a, en 2006, pris la direction des Bains notamment assurée dans les années 1990 par David et Cathy Guetta. Il indique travailler à un accord entre les parties pour le maintien de l'ensemble des salariés, et une reprise rapide des soirées qui ont fait des Bains l'un des hauts lieux de la nuit gay à Paris.
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