Le collectif "Non à Edvige" maintient son appel à manifester le 16 octobre
L'abrogation du fichier Edvige n'est toujours pas explicitement prévue par le gouvernement.
En plus des inquiétudes liées au contenu des futurs fichiers EDVIRSP (lire Quotidien du 26 septembre), le collectif "Non à Edvige" a fait part de son inquiétude quant au sort réservé au fichier Edvige, et maintient donc son appel aux manifestations partout en France le 16 octobre, jour de la saint Edwige.
En effet, dans le projet de décret actuellement examiné par la Commission nationale informatiques et libertés (Cnil), aucun article ne prévoit l'abrogation du décret du 27 juin 2008 qui a créé le fichier Edvige. Ce silence est d'autant plus troublant qu'en creusant un peu, on s'aperçoit qu'un autre décret du 27 juin 2008 prévoit que le décret du 14 octobre 1991 créant le fichier des RG, censé être remplacé par le fichier Edvige depuis le 1er juillet 2008, ne sera abrogé que le 31 décembre 2009.
Les textes en vigueur aujourd'hui accordent donc toujours une existence juridique au fichier des RG et au fichier Edvige. Une fois que le décret créant les fichiers EDVIRSP sera adopté, le public serait donc fiché dans pas moins de quatre fichiers différents: RG, Edvige et les deux créés par le décret sur EDVIRSP. Sauf si la prochaine mouture de ce dernier décret prévoit clairement d'abroger celui sur Edvige…
Sur les données relatives à la santé et la vie sexuelle des personnes, qui peuvent être enregistrées dans le fichier EDVIGE, il faudra sans doute que la Cnil s'assure que ces données ne soient pas transférées dans les futurs fichiers EDVIRSP, puisque le projet de décret prévoit que ces données ne pourront ni être enregistrées ni conservées dans ces fichiers.
Hier, mardi 30 septembre, en Conseil de Paris, l'ensemble de la gauche parisienne (PS, Verts, PC…) a émis un vœu demandant le retrait définitif du fichier Edvige, sous quelque forme qu'elle soit. Seule la gauche a voté pour. Quelques membres de l'UMP, dont le maire du XVe et président de la Fédération UMP de Paris, Philippe Goujon, ont même voté contre.
Lire Fichier Edvige: toute l'enquête de "Têtu".

















