La mairie de Toulouse engage le processus pour une "rue Pierre-Seel"
Cette nouvelle était très attendue, notamment par Denis Seel, le fils du déporté, qui a donné sa préférence quant à l'emplacement retenu.
La mairie de Toulouse a donné son accord de principe pour attribuer le nom de "Pierre-Seel" à une rue de la ville. Cette nouvelle était très attendue, notamment par Denis Seel, le fils du déporté homosexuel, qui était reçu vendredi dernier à la mairie avec l'association des "Oublié(e)s" de la Mémoire (lire Quotidien du 23 novembre). Un directeur du cabinet de Jean-Luc Moudenc, le maire, a ainsi proposé à Denis Seel le choix entre deux emplacements: l'un dans le quartier de Rangueil et l'autre, plus au centre, entre le Port Saint-Sauveur et la rue Bernard-Mulé (plan), proche de la Halle aux Grains. C'est ce dernier qui aurait reçu la préférence de Denis Seel. Si la commission chargée de l'attribution des noms de rues approuve cette proposition lors de sa réunion du mardi 27 novembre, le Conseil municipal devrait délibérer pour la valider, le 21 décembre. La majorité UMP entendra-t-elle le message de son chef de file au Capitole? "Touché" par cette décision, Philippe Couillet, vice-président des "Oublié(e)s" de la Mémoire, s'estime aussi "confiant, mais vigilant", quant au vote du Conseil. Hussein Bourgi, du Mémorial de la Déportation Homosexuelle, accueille la nouvelle avec "émotion et satisfaction" tout en s'estimant convaincu que les échéances électorales ont joué en faveur de cette avancée. "Grâce à cette décision exemplaire, la Ville de Toulouse pourra s'enorgueillir d'être précurseur dans la poursuite du travail de reconnaissance de cette déportation", ajoute Philippe Couillet.



















