La Réunion: le maire de Trois-Bassins veut "se débarrasser de la gangrène"
Le maire de Trois-Bassin refuse d'être accusé d'homophobie… mais qualifie les usagers nocturnes de sa plage de "gangrène".
Dans une interview accordée au Journal de l'île et publiée le 23 juin, le maire indépendant de gauche de Trois-Bassins, Roland Ramakistin (photo), revient sur les propos homophobes qui lui sont prêtés. "Je n'ai jamais tenu de propos homophobes, dit-il. Je n'ai jamais formulé la moindre critique envers les homosexuels. Je respecte leur vie privée. J'ai bien ciblé les pratiques qui existent en périphérie de la zone naturiste où se trouvent les homosexuels. J'ai critiqué les pratiques bestiales qui se font le soir, qu'elles soient homosexuelles ou hétérosexuelles." Au journaliste qui lui demande ce qu'il entend par "pratiques bestiales", le maire répond: "J'ai ciblé la prostitution de groupe, la présence de très jeunes personnes, l'utilisation et la vente de drogues dures. Je me débarrasserai de cette gangrène." Plus loin, le maire reconnaît qu'il n'a pas demandé à la police d'intervenir, mais que "ces rumeurs persistantes existent depuis longtemps" et que "cette gangrène pond ses œufs dans le silence de l'indifférence."
Le Journal de l'île en profite pour vilipender l'association Tjenbé Rèd et Têtu, qu'il estime donneur de "leçons de déontologie"… Têtu n'a pourtant condamné personne, et s'est contenté de regretter un manque de distance dans la reprise des propos de M. Ramakistin, qui a choqué nos lecteurs… Manque de regard critique confirmé par le titre de l'article, "Sous les dépravés, la plage" (lire Quotidien du 12 juin) ainsi que par la qualification d'"attaques" pour désigner les réactions d'un élu Verts et de l'association Tjenbé Red aux propos tenus par M. Ramakistin (lire Quotidien du 17 juin). Photo: DR.











