Jean-Luc Romero a été convoqué hier suite à sa mise en examen
La mise en examen fait suite à une plainte de Christian Vanneste pour des propos tenus par un internaute sur le blog de Jean-Luc Romero.
Le conseiller régional d'Ile-de-France (divers droite) Jean-Luc Romero a été mis en examen hier pour "diffamation publique envers un citoyen chargé d'un mandat public", pour des propos tenus par un internaute sur son blog contre le député Christian Vanneste, a-t-on appris auprès de M. Romero (lire aussi Quotidien du 17 octobre). M. Romero a été mis en examen par la juge d'instruction du tribunal de grande instance de Paris, Emmanuelle Ducos, saisie d'une enquête après le dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile par M. Vanneste, député apparenté UMP et probable candidat à la mairie de Tourcoing (Nord). Ce dernier, qui avait été condamné en appel en janvier pour des propos homophobes, a saisi la justice après avoir découvert sur le blog de M. Romero les commentaires d'un internaute disant en juin 2006 à son sujet: "Il va vous faire le coup de son habituelle démagogie: "Non mais je n'ai rien contre les homos (je souhaite juste leur extermination dans des chambres à gaz)." Ces commentaires, déposés par un certain "Vince", ont depuis été retirés du site (romero-blog.fr). M. Romero – qui avait demandé l'exclusion de l'UMP de M. Vanneste pour ses propos homophobes – a été mis en examen en tant que responsable du site. L'internaute était également convoqué jeudi, mais sa mise en examen n'a pas été confirmée. "C'est fou d'être mis en examen pour des propos que je n'ai pas tenus" a déclaré le conseiller régional, en précisant qu'il avait depuis mis en place un système de validation des messages déposés sur son site et en déplorant surtout qu'un "mineur [puisse être] mis en examen pour une vengeance de M. Vanneste". L'internaute, un étudiant de Grenoble, avait 16 ans et demi au moment des faits. "M. Vanneste est heureux que la justice fasse son travail. Nous attendons les explications et les justifications de M. Romero sur ces propos inacceptables", a réagi pour sa part l'avocat du député Christian Vanneste, Me Eric Morain.














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