Immigration: l'Inter-LGBT s'oppose aux projets du gouvernement
Sur le droit d'asile, les tests ADN, les mariages mixtes, l'interassociative "rappelle son attachement aux droits humains fondamentaux".
Alors que le Sénat va entamer aujourd'hui, mercredi 3 octobre, l'examen article par article du projet de loi relatif à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile, l'Inter-LGBT est "inquiète", "au regard des valeurs qu'elle défend". L'interassociative lesbienne, gay, bi et trans analyse la version du texte adoptée par l'Assemblée nationale. Concernant la demande d'asile, la réduction du délai de présentation devant la Commission de recours des réfugiés, suite à un refus de l'Ofpra, serait réduit à 15 jours, contre un mois aujourd'hui: "Les associations qui accompagnent les réfugiés jugent ce délai trop court, pour des raisons pratiques évidentes: obstacle de la langue, perte du lien avec le pays d'origine en raison de l'exil, détresse morale et matérielle, etc., rappelle l'association. C'est en particulier vrai pour les personnes LGBT qui doivent établir la preuve d'une menace ou d'une persécution en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre, souvent difficile à établir." L'Inter-LGBT, qui défend une vision élargie de la notion de famille, s'oppose aussi aux tests ADN pour les candidats au regroupement familial, contraire à ses valeurs "mais aussi à la tradition éthique française". Enfin, sur les couples binationaux, "l'obligation pour un conjoint de Français en situation irrégulière de revenir dans son pays d'origine pour solliciter un visa de long séjour, soumis à un test de langue ou à une formation linguistique, est pour l'association un coup dur contre le droit fondamental à une vie privée et familiale." La Commission des lois du Sénat a proposé de revenir sur plusieurs de ces mesures. L'Inter-LGBT espère que les sénateurs confirmeront leurs intentions, et que le gouvernement saura entendre les critiques non seulement issues de la société civile, mais des rangs mêmes de sa propre majorité.











