Gérard Longuet, sénateur de la Meuse, dérape
Les propos de Gérard Longuet soulèvent l'indignation des deux associations LGBT lorraines, Couleurs Gaies, à Metz, et Equinoxe, à Nancy.
Dans une vidéo de 53 mn diffusée sur le site internet du sénat, Gérard Longuet (photo), sénateur de la Meuse, fait un amalgame entre homosexualité et pédophilie. Gérard Longuet intervient en tant que rapporteur de la commission des finances du Sénat. La scène a été filmée par la chaîne parlementaire le 3 juillet 2008, lors de l'audition du ministre de l'Education nationale sur les crédits dont il a la charge, et reprise ensuite sur le web. A un moment, la discussion en vient à l'enseignement de la lutte contre les discriminations. Notamment liées à l'orientation sexuelle.
Gérard Longuet: "J'avais une question malicieuse, mais je la poserai plus tard. C'était de savoir où commençait et où s'arrêtait l'homophobie. Mais enfin, bon, ça c'est un autre sujet. Xavier Darcos: La gay pride a été consacrée à l'éducation, et nous sommes arrivés à avoir 800.000 personnes qui défilaient sans dire du mal de nous.
Gérard Longuet: Certes, c'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l'école. Et qu'on combat en même temps la pédophilie. Y a quand même un moment où il faut savoir (se) sur quelles valeurs on s'arrête, mais enfin."
Les propos de Gérard Longuet soulèvent l'indignation des deux associations LGBT lorraines, Couleurs Gaies, à Metz, et Equinoxe, à Nancy. "C'est sordide, et injurieux, de comparer la pédophilie à l'homosexualité". Et de dénoncer "l'amalgame entre la première, crime sévérement réprimé par la loi, et la seconde, mode de vie comme un autre".
L'association messine Couleurs Gaies a écrit, le 8 novembre, au secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, pour lui demander d'exclure le sénateur de la Meuse de son parti. Les responsables de Couleurs Gaies sont membres de deux commissions de la Halde, haute autorité de lutte contre les discriminations, et ont remporté récemment une victoire judiciaire contre le recteur de l'académie de Nancy-Metz, qui leur refusait, depuis quatre ans, de leur accorder un agrément pour se rendre dans les collèges et les lycées lorrains afin de sensibiliser les jeunes à la lutte contre l'homophobie.
Photo : DR.

















