Foot: colère des associations dans l'affaire du SMS homophobe
L'affaire du SMS envoyé par le président délégué du club de Montpellier n'en finit pas de provoquer des remous.
L'affaire du SMS envoyé par le président délégué du club de football de Montpellier à un supporter condamné lundi devant le tribunal correctionnel de Nîmes, n'en finit pas de provoquer des remous après un saccage et des bagarres.
Les faits révélés par le Midi Libre faisaient suite à de violentes échauffourées entre supporters montpelliérains et nîmois, la veille d'un match entre ces équipes de Ligue 2 (lire article du 5 novembre).
Ainsi, le texte "On va les enculer, ces PD de Nîmois", a bel et bien été émis du portable de Laurent Nicollin, qui s'est excusé d'une étrange manière: "J'ai commis l'erreur d'utiliser un langage supporter pour convaincre mon interlocuteur. (…) J'étais stressé et pressé, mon souci était d'assurer le destinataire d'une volonté de victoire", a-t-il notamment écrit sur le site de son club. Le lendemain de l'envoi de ce SMS, des violences ont conduit au déferrement de 24 personnes au parquet de Nîmes. Parmi eux, six supporters ont été condamnés, lundi, en comparution immédiate dont le vice-président de l'association de La Butte Paillade qui fédère les ultras de Montpellier.
Ces excuses n'ont pas totalement convaincues et ont provoqué une vague de réactions à Montpellier et à Paris, où l'association Paris foot gay a fustigé le silence de la ligue de football. "Nous appelons solennellement la Ligue de football professionnel et son Président Frédéric Thiriez à prendre enfin le problème de l'homophobie dans le football à bras le corps et à respecter leurs engagements", écrit l'association.
De son côté, le Collectif contre l'homophobie (CCH) de Montpellier, par la voix de son président Hussein Bourgi, a blâmé l'attitude de Laurent Nicollin et a demandé "au Préfet de l'Hérault et au procureur général de la cour d'appel de Montpellier de diligenter toutes les suites qu'il conviendra de donner à cette affaire". Le collectif en appelle à l'arbitrage des instances dirigeantes du football français et demande à être reçu par la direction du club de l'Hérault.
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