Edvige: vie sexuelle et santé toujours mentionnées mais pour les associations
La ministre de l'Intérieur évoque des modifications "marginales" du fichier dans le nouveau décret.
Seulement deux associations LGBT ont accepté de rencontrer la ministre de l'Intérieur, hier, mardi 16 septembre: GayLib, le mouvement homo de l'UMP, et Flag!, l'association des policiers gays et lesbiens. Les autres associations LGBT qui sont, elles, membres du collectif Non à Edvige, avaient boycotté ces consultations (lire Quotidien du 16 septembre).
Interrogés par Têtu à l'issue de la rencontre, Emmanuel Blanc, le président de GayLib, et Jerôme Vicart, président de Flag!, se sont dits "rassurés" par l'entretien avec Michèle Alliot-Marie: celle-ci leur a précisé que "les données relatives à la vie sexuelle et à la santé ne concerneront pas les personnes physiques, mais uniquement les personnes morales", c'est-à -dire au titre d'objet de l'association, et non à titre personnel.
Jérôme Vicart a toutefois souligné que "pour la ministre il n'était pas question de ficher tous les adhérents des associations de défense des droits des homosexuels, mais seulement les membres du bureau de l'association qui sont déclarés en préfectures". On peut alors se demander, puisque ceux-là sont déjà listés par l'État, quel est l'intérêt de les inscrire dans un fichier policier?
Quant à Michèle Alliot-Marie, elle a annoncé ce matin sur RTL que le fichier, dans le nouveau décret qui sera connu cette semaine, apportait peu de modifications à Edvige: "Je vous rappelle que c'est un fichier qui existe dans la même forme et avec le même contenu depuis 1991. En revanche, il sera rédigé différemment de façon à ce que les craintes infondées ou les inquiétudes réelles qui s'étaient manifestées trouvent des réponses et des solutions."














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