"Edvige": les associations saisissent la HALDE et vont décider d'un plan d'action
Les associations se fédèrent et envisagent plusieurs pistes pour obtenir l'abandon d'"Edvige".
Vingt quatre associations de défense des droits des gays et des lesbiennes et de lutte contre le sida ont saisi aujourd'hui, mercredi 16 juillet, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE), car elles estiment que le décret créant "Edvige" et permettant le fichage des militants, avec la mention de leur orientation sexuelle ou de leur état de santé, est "inquiétant, approximatif et discriminatoire". Parmi ces associations, figurent notamment l'Autre Cercle, l'Inter LGBT, la Coordination InterPride, la Fédération française des Centres LGBT, la Boucle Rouge, Tjembé Rèd, David et Jonathan, Sida Info Service, etc. Interrogée par Têtu, dans la mesure où le fichier "Edvige" prévoit la collecte de données relatives à la santé, et dans la mesure où le porte parole du ministère de l'Intérieur, M. Gérard Gachet, a précisé que ce fichier sera utilisé pour ficher les militants (lire Quotidien du 12 juillet et du Quotidien du 14 juillet), Roselyne Bachelot, ministre de la santé et de la vie associative, a fait savoir, par son service de presse, qu'elle ne souhaitait pas communiquer sur ce sujet, "pour l'instant". Pourtant la mobilisation contre le fichier "Edvige" est loin de faiblir. La pétition "Non à Edvige", mise en ligne le 10 juillet, pour l'abandon du décret créant "Edvige", a déjà recueilli en seulement quelques jours plus de 15.000 signatures, dont 161 organisations. A noter qu'entre hier et aujourd'hui, 5.000 nouvelles signatures ont été recueillies. Cette mobilisation a toutes les chances de s'amplifier, car les différentes organisations ont décidé de se réunir, ce soir, mercredi 16 juillet, pour envisager la création d'un Collectif "Non à Edvige", et pour faire le point sur les actions communes qu'elles envisagent de mener, en plus de ce qui a déjà été décidé, à savoir un recours contre le décret créant "Edvige" devant le Conseil d'Etat (lire Quotidien du 11 juillet).



















