Droit d'asile refusé à un gay tunisien
L'Office de protection des réfugiés a reconnu le rejet de sa famille, pas les menaces de l'État tunisien.
L'Office de protection pour les réfugiés et apatrides (Ofpra) a refusé le droit d'asile à un homosexuel tunisien, fin août. K. craignait pour sa sécurité s'il était renvoyé dans son pays, où, a-t-il expliqué, son homosexualité avait été découverte par sa famille. Installé en France avec avec son compagnon français, il avait aussi peur de subir les représailles de ses anciens employeurs et des autorités tunisiennes, qui seraient également au courant de son orientation sexuelle. Mais l'Ofpra a estimé que K. ne répondait pas aux critères pour bénéficier de l'asile. "Si ses déclarations devant l'office le 6 novembre 2007 permettent de tenir pour établis le rejet par sa famille et les insultes proférées par son entourage du fait de son homosexualité, en revanche de telles attitudes ne peuvent être assimilées, telles qu'il les décrit, à des persécutions ou à des traitements inhumains ou dégradants et aucun élément précis et circonstancié ne permet de tenir pour établi qu'il puisse être recherché par son employeur et les autorités tunisiennes dans les conditions invoquées", indique la lettre de refus. Le compagnon de K. a fait appel à la secrétaire d'État aux Droits de l'homme pour obtenir de l'aide. Les services de Rama Yade ont simplement indiqué que le jeune homme débouté devait faire appel de la décision de l'Ofpra. Une procédure que K. et son ami ont entamée.














LES CHAÃŽNES 











