Des cours sur l'homosexualité et l'homophobie pour les gardiens de la paix
Un module de formation sur l'homosexualité et l'homophobie sera dispensé l'an prochain dans les écoles de formation des gardiens de la paix.
Le module de sensibilisation sur l'homosexualité et l'homophobie destiné aux écoles de gardiens de la Paix qu'avait présenté l'association Flag!, qui réunit des policiers LGBT, au ministère de l'Intérieur vient d'être accepté. Flag! propose un cours interactif de deux heures qui reprendra des exemples concrets mettant en jeu l'homosexualité et l'homophobie, avant d'engager un débat entre les formateurs et les élèves. Il sera suivi d'"un rappel de la déontologie policière et de la législation en vigueur et enfin remise d'une documentation à l'issue du cours", explique Flag!. En 2001, Sos Homophobie avait présenté une première version de ce module, qui "avait reçu un accueil favorable de Daniel Vaillant mais n'avait pas été suivie d'effet à l'époque". Le ministère de l'Intérieur s'est engagé cette fois-ci à mettre en place ce module de formation à partir de février 2006 dans les écoles et les centres de formation des gardiens de la Paix. "Ce module aura également pour effet, nous l'espérons, de réduire en interne, les situations dans lesquelles beaucoup de policiers sont encore victimes d'actes ou de propos homophobes de la part de leurs collègues et/ou de leur hiérarchie", écrit l'association. Par ailleurs, selon elle, Nicolas Sarkozy devrait transmettre prochainement une note interne "rappelant aux policiers les règles de déontologie vis-à -vis de nos concitoyens et notamment des homosexuels". Le ministre de l'Intérieur l'a confirmé par écrit le 27 octobre au Collectif contre l'homophobie qui avait noté dans de nombreuses villes des difficultés pour voir des plaintes pour homophobie enregistrées. "L'omission des propos homophobes passibles de poursuites pénales et constitutifs de circonstances aggravantes, tient certainement plus à l'ignorance des textes récents qu'à une réelle volonté de ne pas les signaler, ou à une quelconque réticence voire opposition des fonctionnaires et des militaires, écrit le ministre. Une telle omission est toutefois d'importance" compte tenu du délai de prescription applicable de trois mois. "Il est primordial de faire en sorte que la loi soit appliquée, d'agir là où les pratiques se manifestent, d'aider les personnes à faire valoir leurs droits et obtenir réparation des préjudices qu'elles ont subis."














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