Couple lesbien contre la mairie de Bordeaux: délibéré en janvier
La mairie de Bordeaux avait empêché à l'une des mères de donner comme second prénom le nom de famille de l'autre.
Le 19 février, Claudine G., âgée de 34 ans, accouchait de Vadim, né par insémination artificielle avec donneur, aux côtés d'Hélène L., 42 ans, sa compagne et mère sociale de l'enfant. Elles se sont rendues, hier 15 novembre, au Tribunal de Grande Instance de Bordeaux, car les services de l'état civil de la mairie de Bordeaux ont saisi le 6 mars dernier le procureur de la République "sur le choix du second prénom" qui n'est autre que le nom de famille d'Hélène L. (lire Quotidien du 25 octobre). Hier, seule Claudine G. a eu droit de citer devant le juge aux affaires familiales au cours d'une audience en huis clos qui s'est terminée, après 30 minutes d'un débat opposant la mère au ministère public, par une mise en délibérée du jugement au 17 janvier 2008 qui pourrait faire jurisprudence en la matière dans un cas comme dans l'autre. Claudine G. était munie de cinq attestations délivrées par des couples lesbiens dont deux établis à Nantes qui démontraient l'existence en France de cas similaires à son couple. "Mon intérêt est symbolique, a déclaré hier Hélène L. à la sortie du tribunal. Il n'y a aucune preuve qui démontre que j'élève aussi cet enfant. Pourtant, on l'a désiré ensemble. Il est né de notre amour. Ce second prénom est le seul lien qui me rattache à lui."

















