Bourges: le tension monte entre le Q et la police nationale
Le patron de la boîte controversée a été placé en garde à vue suite à une altercation avec un riverain.
Dans la nuit du 13 au 14 décembre dernier, le tonitruant patron du Q, la boîte gay de la capitale berrichonne, Olivier Rivet -il avait organisé une spectaculaire campagne d'affichage sur Paris (photo, lire article du 7 mai)- a été mis en garde à vue suite à un différend qui l'a opposé à un jeune homophobe. Le garçon, connu des services de police, vient régulièrement harceler, insulter et menacer les clients du club à leur sortie. Ce soir-là, après avoir de nouveau proféré des insultes homophobes et craché sur le personnel, il a, selon Olivier Rivet –qui est aussi physionomiste à l'entrée du club- lancé des bouteilles vides contre la façade de l'établissement. La police, alertée, n'interviendra qu'une trentaine de minutes plus tard.
Peu connu pour sa xénophobie, Olivier Rivet, qui accueille au Q des clubbers de toutes origines, dément les accusations d'insultes racistes portées contre lui par le jeune homme, d'origine maghrébine, et qui lui ont valu sa garde à vue. Bien au contraire, il s'estime victime d'une tentative permanente de discrédit de la part de la police nationale qui ferait tout pour que son établissement ferme ses portes. Il y a quelques semaines déjà, la garde à vue de 48 heures pour violence de onze salariés de la boîte gay s'était terminée par une relaxe, les victimes présumées ayant démenti toute brutalité à leur égard. "Je crois que l'on te tient, sale pédé" aurait dit ce soir-là au patron du Q l'un des vingt-trois policiers mobilisés pour l'interpellation. Un harcèlement qui semble avoir atteint son but. Olivier Rivet a décidé mettre la clé sous la porte le 31 décembre prochain.
Sur le Q, lire aussi Têtu n°135, juillet-août 2008.


















