Bordeaux: la mairie conteste le choix du nom d'une des deux mères comme prénom
Une mère lesbienne a donné à son fils le nom de famille de sa compagne comme deuxième prénom. Un choix contesté par la mairie.
La mairie de Bordeaux a saisi le procureur de la République de Bordeaux d'une requête en suppression de prénom, après qu'une mère lesbienne eut donné à son fils comme deuxième prénom le nom de famille de sa compagne. Dans le cadre de cette procédure de "contestation du choix du prénom", la jeune mère est convoquée le 15 novembre prochain devant le juge des affaires familiales, lui-même saisi par le procureur. Le 19 février, une jeune femme a donné naissance à un petit garçon après avoir subi une insémination artificielle en Espagne. La mère a donné comme premier prénom Vadim à son enfant et comme deuxième prénom le patronyme de sa compagne. Le 6 mars, le maire de Bordeaux a saisi le procureur de la République "sur le choix du second prénom qui ne correspond à aucun prénom usité mais semblerait être un nom patronymique", est-il indiqué dans la requête du procureur de Bordeaux. Selon Didier Cazabonne, deuxième adjoint au maire de Bordeaux en charge de l'administration générale, "il ne s'agit pas d'un problème d'homophobie, il s'agit de l'application stricte du code civil." Selon Matthieu Rouveyre, conseiller municipal socialiste et président de la Lesbian and gay pride Bordeaux, "soit il s'agit de discrimination et il faut condamner l'officier d'état civil responsable de cela, soit il s'agit d'ignorance et dans ce cas il faut à la mairie de Bordeaux une formation plus poussée dans la lutte contre l'homophobie."











