Bordeaux: la "LGP" malmenée
La marche de la fierté 2003 organisée, le 14 juin dernier, par l'association La LGP Bordeaux dérange et fait parler d'elle. Que les Catholiques intégristes de l'église St Éloi, présents le jour de la gay pride, distribuent des tracts assimilant l'homosexualité à la pédophilie, que pouvons-nous y faire ? À part gentiment leur demander où est le rapport entre les deux ? Se souvenir avec nostalgie des manifestants anti-pacs et de leur slogan "les pédés au bûcher". Et constater avec regret que nous partons de trop loin pour entamer le dialogue. En revanche, comment rester indifférent lorsque cette même gay pride fait l'objet d'un pseudo débat, au cours d'une émission télévisée sur la chaîne locale TV7, opposant d'un côté "le représentant autoproclamé des commerçants gay de la ville" avec pour l'aider l'animateur partisan, et de l'autre, Séverine Amidieu, la présidente esseulée de la LGP Bordeaux. Au menu de ce débat, les reproches suivants ont été formulés à l'encontre de la LGP : "Une association complètement ancrée à l'extrême -gauche (…) Les commerçants politiquement à droite ne veulent plus y venir à cause de la vulgarité des slogans". Réponse de l'intéressée : "Seuls le PS, le PC et la LCR ont répondu lorsque nous leur avons demandé de prendre position à propos de l'homosexualité." Quant à la vulgarité des slogans, pourquoi ne pas y voir un sens inné de la formule et un acte politique ? À Bordeaux, la vision de Patrick Devedjian, ministre aux Libertés locales, qui défend "le droit aux homosexuels à vivre discrètement" a visiblement fait des émules.














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