Bars gays: le préfet de police nie "toute volonté de coiffer Paris d'un bonnet de nuit"
Le préfet a répondu aux inquiétudes du Conseil de Paris sur les refus d'ouverture de nuit opposés à des établissements du Marais.
À la suite d'un arrêté de juin 2008 (plus exigeant sur le respect des règles de sécurité), plusieurs établissements festifs se sont vus refuser le renouvellement de leur autorisation d'ouverture de nuit dans le centre de Paris (Le Carré, 3W-Kafé, The Eagle Bar, Le Troisième Lieu). Ian Brossat, président du groupe communiste au Conseil de Paris, est monté au créneau pour "que Paris conserve, pour les touristes et pour les Parisiens, son énergie de ville dynamique et festive -ainsi que les retombées économiques et les emplois associés". En septembre, lors du dernier Conseil de Paris, M. Brossat a souligné: "la préfecture doit s'expliquer (…) sur sa politique de délivrance d'autorisations d'ouverture de nuit aux établissements festifs parisiens". Un vœu en ce sens a été voté par la majorité de gauche lors du même conseil.
Suite à cette demande d'explication, "le Préfet de Police a tenu des propos rassurants, niant toute volonté de coiffer Paris d'un bonnet de nuit", explique aujourd'hui Ian Brossat. "Pourtant, la situation reste extrêmement préoccupante. Plusieurs établissements se trouvent en situation particulièrement difficile. Au Carré, rue du Temple, les effectifs passent de 23 à 7 salariés et les pertes en termes de chiffre d'affaires s'élèveraient à près de 40.000 euros par mois. Le Eagle, rue des Lombards, perd 60% de son chiffre d'affaires quotidien et doit se séparer de 4 salariés", poursuit l'élu communiste.
Photo: DR.














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