An Nou Allé regrette une condamnation "très molle" des responsables PS antillais homophobes
L'association de Noirs LGBT attendait une sanction plus sévère qu'un blâme.
L'association An Nou Allé n'est pas satisfaite du blâme que la commission nationale des conflits du Parti socialiste a adressé, vendredi 14 décembre, à deux élus PS ayant tenu des propos homophobes, Raymond Occolier, maire du Vauclin (Martinique), et Marlène Lanoix, première secrétaire de la fédération de Martinique. "Ce sont des sanctions minimales, très molles et tardives, puisqu'elles arrivent après trois et demi de campagne homophobe", explique à tetu.com un responsable d'An Nou Allé, dénonçant que le fait que cette campagne visait à "repositionner le PS très minoritaire dans l'île en gagnant des voix sur le dos des homosexuels". "Pour le député Christian Vanneste, qui avait tenu des propos similaires et véhiculait la même idéologie homophobe, ils réclamaient l'exclusion, renchérit Louis-George Tin, président de l'association de Noirs LGBT. Le fait que ces élus reçoivent un simple blâme donne le sentiment que l'homophobie est moins grave aux Antilles qu'en France métropolitaine". Et de rappeler que "le sénateur François Abadie, qui avait affirmé que l'homosexualité est une menace pour la survie de l'humanité, a été exclu du Parti radical". David Auerbach Chiffrin, président de l'association de Noirs et métisses LGBT Tjenbé Rèd, a beaucoup condamné l'homophobie de Raymond Occolier et Marlène Lanoix. Interrogé sur leur blâme, il s'est dit "soumis à un droit de réserve" en raison de sa mission interministérielle sur les discriminations des LGBT aux Antilles.

















