13e marche Existrans: «Un psy, non merci!»
Des centaines de personnes ont participé samedi à l'Existrans. Leur principale revendication cette année: changer la prise en charge médicale des personnes trans.

«Bachelot au boulot», c'est ce slogan qui a ouvert le cortège de la 13e Existrans, «marche pour les Droits des Trans et des Intersexués». Samedi après-midi, ils ont été des centaines à défiler dans le quartier de Belleville avec un mot d'ordre : changer radicalement le rapport du monde médical avec les personnes trans.
«Un psy, non merci»
«Nous avons choisi le thème de la santé car il englobe de nombreuses choses pour les trans, expliquent les organisateurs. Le retrait de la transidentité de la liste des maladies psychiatriques est symboliquement satisfaisant, mais il ne signifie en aucun cas une dépsychiatrisation des personnes trans. Elles restent toujours soumises au bon vouloir des psychiatres, et il faut retirer, au niveau international, la transidentité des pathologies psychiatriques. Nous attendons beaucoup de Roselyne Bachelot.»
«Un psy, non merci» apparaît sur de nombreuses pancartes, «Etre obligéEs de voir un psy, on n'en peut plus, on n'en veut plus», crient dans leur haut-parleur les deux jeunes militants qui ont pris la tête du défilé. Toujours pour changer la prise en charge médicale des personnes trans, la marche a également revendiqué une plus grande collaboration de la Haute autorité pour la santé avec les associations trans, le libre choix de son médecin, la suppression du recours aux expertises médicales ou une meilleure formation du personnel soignant.
«Nous sommes des êtres humains»
«Les déclarations de Roselyne Bachelot sont bien, mais rien dans la vie des trans n'a concrètement changé», déplore une militante d'Act Up, tandis que se déploie derrière elle une banderole demandant «Discriminés, fichés, stérilisés, mais où est l'égalité ?»
Dans le cortège, on trouve de nombreuses associations comme OUTrans, Act Up, SOS Homophobie, le MAG ou les Panthères roses, le Centre LGBT de Paris, quelques partis politiques comme le PC ou le NPA, et une foule de revendications. Les manifestants dénoncent ainsi le rejet des prostitués et des séropositifs, la non-reconnaissance par la Halde de la transophobie ou l'obligation d'être hétéro pour accéder à une opération de changement de sexe. «On veut la liberté de choisir et le respect de notre identité », scandent les manifestants, tandis que l'une d'entre eux se contente simplement de répéter en boucle dans son haut-parleur, en affichant un sourire éclatant, «nous sommes des êtres humains».
Photo: Cédric Douzant
























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De triskel
je suis contre le fait que l on les considere comme une minoritée dans une minoritée !