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13e marche Existrans: «Un psy, non merci!»

Par Cédric Douzant dimanche 11 octobre 2009, à 02h06 | 2331 vues
Plus de: Existrans, transsexualité

Des centaines de personnes ont participé samedi à l'Existrans. Leur principale revendication cette année: changer la prise en charge médicale des personnes trans.

«Bachelot au boulot», c'est ce slogan qui a ouvert le cortège de la 13e Existrans, «marche pour les Droits des Trans et des Intersexués». Samedi après-midi, ils ont été des centaines à défiler dans le quartier de Belleville avec un mot d'ordre : changer radicalement le rapport du monde médical avec les personnes trans.

«Un psy, non merci»
«Nous avons choisi le thème de la santé car il englobe de nombreuses choses pour les trans, expliquent les organisateurs. Le retrait de la transidentité de la liste des maladies psychiatriques est symboliquement satisfaisant, mais il ne signifie en aucun cas une dépsychiatrisation des personnes trans. Elles restent toujours soumises au bon vouloir des psychiatres, et il faut retirer, au niveau international, la transidentité des pathologies psychiatriques. Nous attendons beaucoup de Roselyne Bachelot.»

«Un psy, non merci» apparaît sur de nombreuses pancartes, «Etre obligéEs de voir un psy, on n'en peut plus, on n'en veut plus», crient dans leur haut-parleur les deux jeunes militants qui ont pris la tête du défilé. Toujours pour changer la prise en charge médicale des personnes trans, la marche a également revendiqué une plus grande collaboration de la Haute autorité pour la santé avec les associations trans, le libre choix de son médecin, la suppression du recours aux expertises médicales ou une meilleure formation du personnel soignant. 

«Nous sommes des êtres humains»
«Les déclarations de Roselyne Bachelot sont bien, mais rien dans la vie des trans n'a concrètement changé», déplore une militante d'Act Up, tandis que se déploie derrière elle une banderole demandant «Discriminés, fichés, stérilisés, mais où est l'égalité ?»

Dans le cortège, on trouve de nombreuses associations comme OUTrans, Act Up, SOS Homophobie, le MAG ou les Panthères roses, le Centre LGBT de Paris, quelques partis  politiques comme le PC ou le NPA, et une foule de revendications. Les manifestants dénoncent ainsi le rejet des prostitués et des séropositifs, la non-reconnaissance par la Halde de la transophobie ou l'obligation d'être hétéro pour accéder à une opération de changement de sexe. «On veut la liberté de choisir et le respect de notre identité », scandent les manifestants, tandis que l'une d'entre eux se contente simplement de répéter en boucle dans son haut-parleur, en affichant un sourire éclatant, «nous sommes des êtres humains».

Photo: Cédric Douzant

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6 réactions de la communauté

 
triskel

De triskel

Le 11 octobre à 10h33

je suis contre le fait que l on les considere comme une minoritée dans une minoritée !

 
A.WY

De A.WY

Le 11 octobre à 13h17

On ne peut sciemment pas être contre un fait établi...

 
hector dumas

De triskel

Le 11 octobre à 18h56

les considerer davantage si tu preferes ...

 
Jimmy Carter

De Jimmy Carter

Le 13 octobre à 15h14

De toute façon, c'est pas très pertinent de lier en permanence les gay-e-s et les trans (il y a des trans hétéros). Mais si on décide de les lier (L.G.B.T.), alors force est de constater que les trans sont bien une minorité dans la minorité : leurs revendications sont incomprises par la plupart des politiques (quand ceux-ci ne sont pas tout simplement insultants et/ou infantilisants) et, je le crains, des gay-e-s eux/elles-mêmes.

 
Synh

De Synh

Le 15 octobre à 17h13

Effectivement, les Trans se heurtent souvent a l'incompréhension de leurs revendications, même chez les gay-e-s... En realité, il ne s'agit pas de se dire que telle categorie de population est plus "apte" ou non a comprendre, parler en terme de personnes serait déjà bien plus juste. En effet, l'orientation sexuelle et l'identité de genre etant deux choses bien distinctes, on ne peut pas demander aux homos de mieux comprendre, par contre, les voir faire avec nous ce que d'autres ont fait avec eux .. Parce que la psychiatrisation a aussi concerné les homos a un moment de l'Histoire.. Malheureusement pour nous, trop peu de gens de cette communauté s'intéressent à l'Histoire.. Je dis ça ... Pour en revenir au sujet de l'article, qui est donc la marche Existrans, j'ai été faché d'apprendre que des gens aient laissé des banderoles de partis politiques s'imiscer dedans ... Il ne faudrait pas qu'on se retrouve avec une Marche des fiertés en bis, auquel cas on peut tout de suite laisser tomber... Pour ce qui est des revendications, je ne vais pas polemiquer, d'autres le font deja tres bien pour moi, se tirent deja tres bien dans les pattes.

 
hector dumas

De Laure Anne

Le 24 octobre à 15h52

Si les trans se retrouve sous la banière LGBT c'est en raison du rejet commun de la société envers des minorités "sexuelles". C'est plus tard que l'on parle de transidentité et que l'on abandonne transsexualité.

Effectivement on ne peut demander aux homos de mieux comprendre que d'autres surtout quand les discriminations qu'ils/elles subissent sont moins fortes et moins nombreuses. reste qu'accepter les discriminations envers les trans', c'est accepter les discriminations tout court. Donc celles dont sont victimes les homos. Plouf, plouf.

Pour ce qui est des banderoles de partis politiques, cela peut s'expliquer.

Bon je n'étais pas à Paris je n'ai aucune responsabilité dans cette manif. Lavis que je donne est seulement personnel.

A l'inverse des homos les trans ont peu de relais. Et se heurte à des problèmes spécilfique comme la néccéssité de trouver un endocrino, et un chirurgien si l'opé est envisagé. De même c'est la justice qui prononce le jugement de changement d'état civil.

La partie médicales est assez simple à régler si l'on a de l'argent. Dans le cas contraire il faurt entrer dans les sinistre protocole. Et il est plus qu'évident pour moi que c'est par la politique que l'on pourra intimer l'ordre au psy de nous foutre la paix. Pour le changement d'état civil c'est l'assemblée nationnale qui devra se prononcer. Alors bien sur les partis politiques.

Enfin, la question est une question d'égalité des droits humains. ETRE et ne pas être discriminéES pour ce que l'on est. C'est je crois un problème éminament politique Et en tant que citoyenne j'encourage les politiques à s'emparer des questions visant à la reconnaissances des minoritées.

 
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