Webséries: quand les lesbiennes parodient leur vie (3/3)
Découvrez notre troisième et dernier volet consacré aux webséries lesbiennes! Aujourd'hui, focus sur celles qui, en taclant les clichés ou filmant des rencards catastrophiques inspirés de la réalité, ont choisi de faire rire pour divertir.
Internet fourmille de webséries qui mettent en scène des lesbiennes. Si vous vous débrouillez en anglais, vous aurez de quoi vous contenter! Après vous être abreuvées de celles qui parlent d’amour puis de celles qui jouent à la téléréalité - que l’on vous présentait dans nos deux précédents volets - aujourd’hui place à l’humour et à l’esprit satirique. Rencards ridiculement affligeants, personnages hauts en couleur… Découvrez notre dernière sélection! A noter que toutes les webséries que l’on vous présente ci-dessous sont en accès gratuit.

The Slope
Si vous ne devez en regarder qu’une, c’est celle-ci: The Slope est de loin la préférée de TÊTUE. Du nom d’un quartier réputé lesbien et bobo de New York, cette websérie met en scène les discussions d’un couple au quotidien. Ingrid est calme et réaliste. Désirée est délirante et tellement politiquement incorrecte. Le duo se présente comme «lesbiennes superficielles et homophobes». Et en effet, elles taclent les clichés en se lançant dans des débats du type «on peut toujours repérer dans un couple qui est sur le dessus au lit. C’est la plus butch des deux». C’est la théorie de Désirée, qui a ainsi toutes sortes d’idées hilarantes de méchanceté comme «les seules personnes plus cool que les bis sont les trans» ou encore «il faut que l’une des deux mariées porte un pantalon, sinon ça fait pas normal».
Regardez le premier épisode de la saison 1:

Queersland
Autre duo qui s’attaque aux clichés: les Australiens Leah Pellinkhof et Rhys Emmett Rathbone dans Queersland. A eux deux, ils incarnent toute une galerie de personnages dans des mini-sketches qui présentent ainsi le couple de hippies lesbiennes Breeze et Rainbow, la lesbienne country Maureen et son frère homophobe Chuck, des ados LGBTQ mal dans leur peau, mais aussi un acteur toujours dans le placard et un trans en devenir. Les personnages sont drôles et il y a quelques bonnes idées, mais au bout du compte les dialogues sont plutôt décevants et s’en tiennent à un humour attendu. La première saison de ces fausses interviews s’est terminée il y a deux mois mais en attendant la suite, les rêves et ambitions de ces personnages hauts en couleurs restent accessibles en ligne gratuitement.
Découvrez le premier épisode:

Dates like this
Depuis février, Meg s’est lancée dans un marathon de rencards dans Dates like this: 30 «dates» en 30 jours, pour tenter de rencontrer «la femme de sa vie» (ou pas). Ne vous laissez pas tromper par la première vidéo, dans laquelle la toute jeune américaine passe un appel à candidatures via sa webcam: il s’agit bien d’une fiction, dont le scénario est digne d’une comédie romantique. Si les codes du «dating» continuent de nous échapper à nous Frenchies, ça n’empêche pas d’apprécier le défilé de catastrophes, de la nana qui ne commande qu’un verre d’eau dans un bar, à celle qui doit enlever sa prothèse dentaire avant d’embrasser Meg, qui rêve d’une belle gosse aux allures de déesse. D’après les créatrices, tout est inspiré de leurs propres expériences et de celles de leurs amies...
Le premier épisode:

Seeking Simone
Dans le même registre de «dates» foireux, Seeking Simone est de retour. TÊTUE vous évoquait déjà l’humour avec lequel Simone raconte à une copine, sur Skype, les déceptions de ses rencontres en ligne. La deuxième saison, qui s’est achevée en janvier, se concentre davantage sur la construction de relations. Si vous commencez cette série du début, faites-nous confiance: il faut dépasser le premier épisode pour commencer à la trouver drôle. Et le bon point de Seeking Simone, c’est qu’il y a des sous-titres en français, à activer sur Youtube.
Regardez la bande-annonce de la saison 1:
Photos: captures d'écran.










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