Votre pochothèque lesbienne de l'été: les filles de Julie Lezzie
Collaboratrice à TÊTUE.COM, et romancière, Julie Lezzie nous régale d'un nouveau roman frais, parfait pour l'été, pour celles qui ne veulent pas jouer avec les copines à la pétanque, et préfèrent bouquiner, à l'ombre des pins. À déguster.

Amie lectrice, toi qui as emmené ce roman dans ton sac de plage et qui profite du sommeil des copines sous les pins parasols en attendant l'heure de la baignade, tente immédiatement une petite expérience : au fur et à mesure que tu avances dans ta lecture, remplace les noms des protagonistes de Quatre filles et un toit par ceux des filles de toute ta bande. Tu verras, le résultat est étonnant...De Fred la butch qui ne jure que par le gel dans les cheveux et les voitures à la conduite sportive, à sa «petite femme» Estelle, la lipstick qui ne sait pas faire cuire un œuf mais qui assortit son vernis à ongles à sa nuisette, en passant par Alex et Maëlle, les fusionnelles en panne de désir, les aventures de ces quatre amies qui ont décidé d'acheter en commun une vieille ruine -pardon, une ancestrale bâtisse à retaper- amusent d'autant plus qu'elles mettent nos propres vies en perspective. La plupart du temps avec le sourire, et toujours avec tendresse. Comme si ce livre nous parlait en fait de vieilles connaissances.
Et puis, dans ce joyeux (mais pas que) panel, il ne faudrait pas oublier la toquée du tofu et des graines germées, les nymphos de service, la quinquagénaire qui séduit les plus jeunes, la fana des filles de l'Est, le chien sourd, le chat boiteux, les moutons, la tondeuse, le barbecue qui ne prend pas et l'armoire impossible à déménager... Un roman sans autre prétention que de vous faire passer un agréable moment, parfait pour les siestes estivales, donc. D'autant que, vous l'aurez compris, une fois le livre refermé et le retour à la réalité consommé, ce sera en fait comme si vous n'aviez jamais quitté vos copines. D'ailleurs, c'est l'heure de l'apéro...
Quatre filles et un toit, de Julie Lezzie (en photo), Editions Gaies et Lesbiennes, 192 pages, 7 euros.
Photo Fred Pieau












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De Laurean
J'ai laissé tomber les lectures lesbiennes, un peu trop à l'eau de rose, à la fin de ma "puberté lesbienne" (oui, celle-là elle démarre pas au même âge pour toutes j'ai l'impression) mais ce bouquin m'a l'air fort sympathique et pourrait me pousser à retourner en librairie..