ÉVÉNEMENT: «Gigola» de Laure Charpentier, le film lesbien de la rentrée
Eh oui, la butch actuelle a une ancêtre… la garçonne, évidemment. Gigola, interprétée par Lou Doillon dans le film qui sortira en novembre prochain, est une garçonne des années 1960, héroïne du roman éponyme de Laure Charpentier. À lire et à voir absolument!
Gigola est un magnifique roman sulfureux de Laure Charpentier censuré à sa sortie en 1972 à cause de ses scènes de sexe, superbes et crues, pour reparaître en 2002. Il dépeint l'histoire d'une garçonne des années 1960, oiseau nocturne, portée sur le whisky et les femmes. Adapté et inspiré du roman éponyme et aussi d'un autre de ses livres, Père, impair et passe, le film Gigola réalisé par l'auteure des romans elle-même sortira dans les salles en novembre prochain.
Lou Doillon vibrante de vérité en Gigola
Gigola, interprétée par une Lou Doillon vibrante de vérité et ultra-émouvante –ce rôle révèle l'immense actrice qu'elle est–, y est une jeune femme de 23 ans, cheveux coupés courts, qui préfère à une carrière bourgeoise et terne de médecin, l'ambiance moite et dangereuse de la nuit, des bars louches, et la compagnie des femmes qui ne disent pas non à l'amour lesbien contre quelques billets et qu'on dispute aux macs. Elle pleure son grand amour suicidé et mentor (sa directrice de collège) et se console aux bras d'une jeune entraîneuse fragile, la pulpeuse Marie Krémer et d'une vieille lesbienne riche et en mal de frissons, poignante Marisa Paredes.
Le quartier Pigalle des tripots et des putes recréé au Portugal
On sent l'ambiance sombre et populaire des romans de Francis Carco et d'Albert Simonin, on palpe l'immense tendresse de Laure Charpentier pour ses personnages, et on se délecte des dialogues crus et drôles du scénario qui rappellent Audiard. Le quartier de Pigalle a été magnifiquement recréé à Lisbonne en novembre dernier pour les besoins du tournage. Mais le film a connu mille obstacles avant de se faire.
Les réalisateurs pressentis voulaient plaquer leur phantasme d'hommes
Lasse d'avoir des réalisateurs hommes, comme Volker Schlöndorff, un temps pressenti, qui voulaient «plaquer leur phantasmes masculins», l'écrivaine et réalisatrice Laure Charpentier a décidé de se lancer dans l'adaptation cinématographique de son histoire, et a su s'entourer d'une équipe «familiale», qui a porté son «bébé» et d'acteurs et d'actrices impeccables: Thierry Lhermite en père de Gigola, Rossy de Palma géniale en barman de Chez Moune, le bellâtre Eduardo Noriega en mac italien, et Marisa Berenson en madone hallucinée et mère de Gigola...
Quelle immense joie de voir enfin un film qui parle de la vie interlope des lesbiennes des années 1960, habillées en trois-pièces, et sirotant des whisky on the rocks au comptoir de chez Moune. Une faune nocturne atemporelle que Gigola nous dévoile et à laquelle Laure Charpentier rend hommage dans son film. Gigola est un film qui enflamme et rudoie, comme une étreinte rapide et brutale avec une gigola de passage.












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De ZeFlatteuz
ouh la la... ça donne envie d'aller au ciné tout ça!
Sexy les lesbiennes des années 30... cigares, whisky, bouches maquillées et classe intemporelle!
Vivement novembre!
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De Fred4150
euh, dans l'article, il est dit "années 60" - sinon, c'est vrai que Lou Doillon (et les cheveux courts en général), ça ne peut que me plaire...
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De ZeFlatteuz
ah... ben oui alors! années 60...! ;-)
Alors je me suis trompée d'époque, je préfère les années 30... c'est plus classe et glamour je trouve!
Mais bon du coup c'est hors sujet!!! hihihi