«Valentine’s Day», «White Lightnin'»… Les autres films de la semaine
Un nouveau «Love Actually» avec une galerie de beaux gosses, un buddy movie explosif avec John Travolta qui joue les grosses brutes (si, si!) et un drame puissant avec un acteur à suivre, Edward Hogg… Cette semaine, garçons sensibles et gros bras se réconcilient.
En plus de l'histoire d'amour entre deux hommes, sur fond de paysage basque de Ander, TÊTU a vu pour vous trois autres films cette semaine:
VALENTINE’S DAY
C'est peut-être la comédie romantique la plus XXL qu'ait imaginé Hollywood. Garry Marshall, le papa de Pretty Woman, dirige cette valse des sentiments dans un tourbillon de stars. Le film a fait un démarrage canon aux Etats-Unis. Une friandise très sucrée, plutôt plaisante.

Attention, la liste des stars de ce film peut donner le tournis: dans le désordre mentionnons Jessica Alba, Jennifer Garner, Jessica Biel, Ashton Kutcher, Jamie Foxx, Anne Hathaway, Patrick Dempsey, Taylor Swift, Taylor Lautner, Queen Latifah, Bradley Cooper et Julia Roberts (photo)… entre autres.
A croire que l'on a réuni tout ce qui pouvait attirer toutes les tranches d'âge. Pour leur faire parler d'amour... le jour de la Saint-Valentin! En tant que réalisateur, Garry Marshall est un bon artisan comme l'a prouvé des rendez-vous réussis comme Princesse malgré elle (avec Anne Hathaway) et Pretty Woman (Julia Roberts). Là, il fait confiance à son casting. Et entre quelques bonnes répliques et le sex-appeal général, on passe un bon moment. Même si le développement incomplet des personnages et des intrigues laissent sur sa faim. Au finish, un «feel good movie» par excellence un peu trop gentillet. Il y a aussi une romance gay entre Eric Dane et Bradley Cooper. Pas vraiment mise en avant… On ne vous en dit pas plus!
Un film de Garry Marshall
Avec: Julia Roberts, Jessica Biel, Jennifer Garner, Patrick Dempsey...
Genre: comédie romantique.
Durée: 2h03.
Bande-annonce:
FROM PARIS WITH LOVE
Ce «buddy movie» rate sa cible. Non pas par manque d'action. Mais cette production souffre du manque d'alchimie évident entre un Travolta survitaminé et un Rhys-Meyers complètement à l'Ouest.
James Reece (Jonathan Rhys-Meyers) est employé à l’ambassade américaine à Paris. Son rêve? Devenir agent secret. On lui colle un jour un partenaire fort en gueule et au débit aussi fatal que sa gâchette: Charlie Wax (John Travolta, qui a accepté de devenir chauve pour le film!). Jusqu'au jour où ce duo improbable va courser un caïd de la drogue...
John Travolta surjoue le dingue visiblement avec gourmandise. Et Jonathan Rhys-Meyers a l'air de se demander ce qu'il fait là, avec un air d'ahuri chic. Où est donc passé le tonitruant Henri VIII des Tudors? Sinon, il y a de la cascade, encore de la cascade et au moins trente morts par plan. Le cinéaste français Pierre Morel (Taken) a certes le sens du rythme. Il ne lui manque plus qu'un scénario. Et un duo mieux assorti.
Un film de Pierre Morel
Avec: John Travolta, Jonathan Rhys-Meyers.
Genre: thriller d'aventures.
Durée: 1h32.
Bande-annonce:
WHITE LIGHTNIN'
L'an dernier, à Sundance, ce film sur la rédemption violente d'un enfant mal né, a divisé la critique. Ce drame puissant permet surtout de découvrir un acteur dont on reparlera: Edward Hogg.
Au cœur des Appalaches, une chaîne montagneuse rude à l'est des États-Unis, Jesco White brûle sa jeunesse entre drogue et maison de redressement. Pour tenter de le sauver son père lui enseigne les claquettes… et la musique country. Pulsions autodestructrices, foi illuminée, violence basique, White Lightnin' prend son sujet à bras le corps et fait de Carrie Fisher (eh oui, la princesse Leia de La Guerre des étoiles) une allumeuse trash.
Mais le vrai choc, c'est la découverte d'un acteur habité par son rôle: Edward Hogg (photo). Gueule d'ange et présence électrique, c'est la révélation du film. Cet Anglais du Yorkshire formé sur les planches au Rada de Londres incarne cet Américain paumé avec une troublante vérité. Retenez son nom!
Un film de Dominic Murphya
Avec: Edward Hogg, Carrie Fisher et Muse Watson.
Genre: drame.
Durée: 1h30.
Bande-annonce:












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De Pauldenton
VALENTINE’S DAY est une soupe!