Une exposition pour célébrer les égéries trans
La ReflexGallery propose cet été des photographies de personnalités trans. Aussi diverse dans ses sujets que ses photographes, l'exposition se veut militante. Visite guidée avec le responsable des lieux, Frédéric Fontan.

A regarder ses yeux, et à écouter le ton de sa voix, frémissant, il ne fait aucun doute que Frédéric Fontan est un passionné. Prolixe au possible sur la thématique des transgenres, il a tout naturellement décidé de monter une exposition de photographies sur les égéries Trans dans sa ReflexGallery. «Cela me touche personnellement» explique le responsable de l'exposition Trans-Egeria, «il y a dix ans j'ai joué une femme née dans un corps d'homme, et le rôle m'a énormément marqué.»
«Coup de coeur artistique»
Situé dans le premier arrondissement parisien, l'exposition est répartie sur les deux étages de la galerie. En bas, des photographies de trans sont accrochées aux murs, alors qu'au premier étage ce sont des travestis comme la fabuleuse Divine. «C'était important de pouvoir représenter tout les éléments du mouvement transgenre» indique Frédéric Fontan «même si depuis quelques années ceux-ci sont plus visibles, il y a encore beaucoup de préjugés et d'idées reçues à leur égard».

Dans l'entrée, un portrait de Lea T fait face à ceux de Dana International. La mannequin regarde la performeuse israélienne. Une photographie en noir et blanc et un photoshop humoristique. «Je voulais l'exposition aussi diverse que possible en terme de photographies et de photographes» confie le galleriste «ce projet est un coup de coeur artistique parce qu'il traverse toutes les classes sociales, toutes les cultures. D'ailleurs les trans fascinent les artistes».
Bénéfices reversés à l'Inter-LGBT
Certaines oeuvres sont amusantes, d'autres plus militantes ou encore simplement belles, comme celle du trans Buck Angels, par Isauro Martinez-Cairo (en haut de la page). «Mon coup de coeur va à cette photo d'Amanda Lepore, qui tient devant son visage un polaroid d'elle même». La plupart des photographies sont à vendre et tout les bénéfices seront reversés à l'inter-lgbt et serviront à soutenir des actions à destinations des trans. «C'est important que l'on soutiennent ces causes» souligne Frédéric Fontant «que l'on arrête d'en parler sur le ton de l'humour et que l'on considère les trans, y compris dans la communauté homo». Pour que le T de LGBT existe enfin.
TRANS EGERIA
à la REFLEXGALLERY
62, rue Jean-Jacques Rousseau - 75001 Paris
Ouvert du Lundi au Vendredi de 14h à 19h,
sur demande le samedi et le matin.














LES CHAÃŽNES 












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De Delphine2612
"[....]Pour que le T de LGBT existe enfin"
Cela fait plaisir à lire.
Même l'Inter LGB(T) oublie souvent ce T...
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De Theban
Je comprends ta rancoeur... mais cela s'appelle la loi statistique... A tort probablement, mais nécessairement, une minorité d'une minorité intéresse moins la minorité qui se bat déjà contre la majorité... Le nier serait un manque de réalisme... (mais j'ai l'impression qu'il y a tout doucement une ouverture vers le T....) A toi de me dire.
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De Theban
Je précise : 'se bat déjà contre la majorité (et donc pas pour inciter ceux de cette minorité qui négligent ses propres minorités)
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De Delphine2612
Ouverture ?
Oui, quand ça fait bien, et que cela permet à l'Inter LBG (t) de se mettre en avant.
Non quand on voit la façon dont l'Inter LGB (t) aborde le sujet de la transidentité en sabordant le travail effectué par les représentants trans élus démocratiquement par les trans (associations et trans en solo) pour discuter avec l’État.
Sans compter que l'Inter LGB (t) reste sur des positions qui datent sérieusement.
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De Delphine2612
"(et donc pas pour inciter ceux de cette minorité qui négligent ses propres minorités)"
je l'avais bien compris ainsi. ;-)
Mais quand les associations LGB (qui rajoutent le T pour faire joli) sont incapables de comprendre ce qu'est la transidentité et restent sur ces données archaïques (dont ne serait-ce que l'appellation !), on est en droit de se dire que ces associations LGB négligent une minorité T et ne font rien pour que les LGB réussissent à ne plus négliger les transgenres.
Combien de fois suis-je intervenue sur Têtu pour corriger les termes employés, pour expliquer le pourquoi du comment ? je ne compte plus, même les jour
nalistes de Têtu semblent ne pas avoir compris. Excepté pour la première fois dans cet article où le terme "transsexuel(le)" n'est pas employé.