Têtu : le magazine des gay et lesbiennes

Plutôt filles ?

Rejoignez Têtu et profitez d’infos personnalisées

Connectez-vous ou inscrivez-vous
Mot de passe oublié ?
» Inscrivez-vous
» Inscrivez-vous
 
fermer
GarconsGarçons
Fillesou Filles
Têtu/Têtue : personnalisez votre version
  • T
  • Actualités
  • Agenda
  • Clubbing
  • Associations
  • Cover boys
  • Têtu+
  • Le Mag
  • Blogs
  • Shopping
  • À ne pas manquer
  • Les blogs TÊTUE
  • Les blogs TÊTU
  • Découvrez l'équipe TÊTUE !
  • International
  • France
  • Santé
  • Culture
  • Média
  • People
  • Télévision
  • Le plus commenté : François Fillon contre le mariage homo (...)
  • Spectacles
  • Concerts
  • Festivals
  • Expos
  • Colloques
  • Prochainement : Les 3 Parques m’attendent dans le parking, (...)
  • Trouver un événement
  • Voir les galeries photos des soirées
  • Prochainement : Peu Conventionn'Elle: lesbian exotic, Toulouse, le 11 février
  • Trouver une association
  • Les rendez-vous associatifs
  • Le prochain événement associatif : Tournoi international de badminton, Tours, (...)
  • Tout nouveau : Jürgen, Ich liebe dich
  • Le plus maté : Andrew Stetson
  • Il fait réagir : Rodrigo Calazans
  • Têtu + édition 2010/11
  • Toutes les infos santé
  • Têtu + c'est le Guide d’information gratuit sur le VIH. Portraits, prévention... news santé
  • Sommaire du dernier numéro
  • Archives
  • Abonnement
  • David Gandy - Le député gay Franck Riester - Céline Dion à Las Vegas - Le (...)
  • L'ÉQUIPE DE TÊTU - La rédaction
  • Le membre du jour: Rudy Augustin-Lucile
  • Accueil
  • Camarades de shopping
  • Sélection musicale TÊTU 168 - Juil/août 2011
numéro précédent
Culture
Jennifer Beals derrière l'objectif pour «The L Word, le livre»
numéro suivant
Culture
Une comédie sur l'homoparentalité remporte le Teddy Award à Berlin
 

Tom Ford: «Je voulais filmer un héros gay le plus naturellement possible»

Par Louis Maury dimanche 21 février 2010, à 09h39 | 9021 vues
Plus de: Tom Ford, interview, John Cukor, Christopher Isherwood, Colin Firth

Partager :

|

INTERVIEW. Rencontre avec l’ex-colosse de la mode avant sortie mercredi de son premier film événement: «A Single Man». L'histoire d’un professeur de littérature dévasté par la mort de son compagnon. Ford nous raconte son besoin de cinéma et la genèse de ce film en particulier.



Barbe de trois jours, costume strict impeccablement coupé, regard intense, l'ex-colosse de la mode nous accueille dans la suite cossue d'un palace parisien.

Son premier film, A Single Man, est à la fois une surprise et un indéniable succès. Il a su adapter avec sensibilité et élégance l'œuvre méconnue de Christopher Isherwood (l'auteur de Goodbye To Berlin, qui a donné la comédie musicale et le film culte Cabaret). A l'écran, Colin Firth incarne George, un prof de littérature désespéré par la mort de son compagnon. Un rôle superbe qui lui vaut aujourd'hui une nomination aux Oscars. Rencontre avec ce cinéaste très singulier avant la sortie de A Single Man, le 24 février.
 
TÊTU: Pourquoi avoir choisi de faire vos débuts au cinéma avec l'adaptation de A Single Man, qui n'est pas la plus connue des œuvres de Christopher Isherwood?
Tom Ford: Cette histoire me parlait depuis longtemps. J’ai découvert A Single Man quand j'avais 20 ans. Plus tard, j'ai rencontré Christopher Isherwood et j'ai dévoré tous ses livres. Il y a quatre ans quand j'ai commencé à monter ma société de production, j'ai mis une option sur un ou deux livres, mais rien ne m'emballait vraiment. Et j'ai réalisé que c'étaient le livre A Single Man et le personnage de George qui me hantaient depuis toujours. C'est un ouvrage très spirituel, chose que je n'avais pas réalisée plus jeune…

Et une histoire gay…
A Single Man raconte l'histoire de quelqu'un qui ne se voit plus de futur car il a perdu l'homme qu'il aimait. Quand j'ai quitté Gucci, le vide immense qui s'est alors installé en moi m'a fait ressentir des sentiments semblables. Le message de ce livre, et du film, tourne autour des questions: qui sommes-nous? Où nous trouvons-nous? C'est à la fois personnel et c'est universel.
 
En 2004, vous avez quitté Gucci et presque abandonné le stylisme. Comment vous sentiez-vous?
Cela a été terrible. Comme un divorce. J'ai eu l'impression que je rentrais chez moi et que quelqu'un avait changé les serrures. Je me suis dit que je n'avais plus de voix dans la culture contemporaine. C'était dur de ne plus pouvoir m'exprimer. Ce film, c'est comme une crise de la cinquantaine...

Vous n'êtes pas un peu jeune pour vivre déjà ce type de crise?
A 33 ans, déjà, j'ai eu tout ce que quelqu'un pouvait désirer au monde: l'amour, la gloire, la fortune, cinq maisons, un compagnon adorable, deux chiens. J'avais tout ce succès matériel. Et pourtant quelque chose me manquait… le cinéma.
 
Vous avez toujours dit que le cinéma était votre passion. Pourquoi avoir attendu si longtemps avant de passer derrière la caméra?
A côté de mon travail de styliste chez Saint Laurent et Gucci, je supervisais des créateurs comme Stella McCartney ou Alexander McQueen. Je passais ma vie entre Londres, Milan, Paris et New York, je manquais de temps...

D'où vient votre fascination pour le cinéma?
C'est un monde parallèle dans lequel n'importe qui peut s'évader. J'en avais besoin enfant et j'en ai toujours besoin.
 
Quels cinéastes vous ont inspirés?
Antonioni, De Sica, Wong Kar Waï, Gus Van Sant et surtout Hitchcock qui est au sommet de ma liste. Si je déprime, je regarde un film de George Cukor (Le Milliardaire, My Fair Lady). Ça va beaucoup mieux après... Cette année, A Serious Man des frères Cohen et Precious de Lee Daniels m'ont vraiment emballé.
 
Ce sont des cinéastes très soucieux de la forme, du visuel…
On a assez de télé-réalité comme ça ! Je veux voir de la réalité fantasmée…
 
A Single Man se passe dans les sixties alors que vous adorez les seventies?
C’est vrai, la décennie qui m'a toujours inspiré, c'est celle des seventies, celle dans laquelle j'ai grandi. Tout le monde suppose que si j'ai attaché tant d'importance au style dans ce film, c'est parce que je suis créateur. Honnêtement, je m'en fiche. Le look du film est juste un écrin pour les personnages. Rien d'autre. George veut en finir avec la vie et regarde son univers d'une façon presque idéalisée. Mais je n'ai jamais voulu faire un film sur les années 60.

Peu de gens le savent mais vous avez été acteur dans les années 70…
C'est vrai, ça marchait plutôt bien d'ailleurs. J'avais une belle gueule et je pouvais tourner des pubs. Car j'avais des tonnes de cheveux, comme Farah Fawcett (il bouge sa tête comme dans une pub de shampooing). Mais ce n'était pas un but en soi...


Pourquoi avoir choisi Colin Firth pour le rôle principal?
Dans tous ses films, Colin Firth (Bridget Jones, La Jeune fille à la perle) est très réservé à l'extérieur, mais on remarque une fêlure, une flamme dans ses yeux. C'est cela que je voulais explorer. Et cela collait parfaitement au personnage de George. Beaucoup d'acteurs ont des yeux vides. Je ne dirai pas qui… Même s'ils sont beaux et forts. Colin, lui, a une subtilité unique. J'avais quelqu'un pour le rôle, mais six semaines avant le début du tournage, l’acteur m'a fait faux bond pour tourner quelque chose qui allait lui rapporter plus. J'ai redemandé à Colin qui se trouvait être libre. Et le miracle s'est produit...
 
Votre nom dans la mode a souvent rimé avec «provocation». Vous ne trouvez pas que votre film est très chaste?
Je sais, il n'y a pas de sexe (rires). La mode et le cinéma sont pour moi deux moyens d'expression totalement différents. Et puis, cette image de provocateur, c'était au début des années 90, j'avais 30 ans, c'était une période différente.
 
Depuis que vous avez réalisé A Single Man, la presse américaine vous présente souvent comme «le plus trendy» des réalisateurs gays. Cela vous plait?
Je n'aime déjà pas être réduit au fait que je suis gay. J'apprécie peu ce type d'étiquette. Je suis un homme, qui se trouve être gay, et metteur en scène. Et alors? Je déteste définir mon travail par ma sexualité. Pourquoi ne pas dire que je suis «un réalisateur qui aime tailler des pipes!» Mon héros est gay, c'était important pour moi de le montrer le plus naturellement possible. Le meilleur moyen de lutter contre les préjugés, c'est de montrer la vérité d'une vie.
 
Aujourd'hui, beaucoup de metteurs en scène passent du cinéma à la télé. Cela vous tente-t-il?
Un jour peut être. Sur HBO par exemple, vous avez une liberté que vous n'avez pas au cinéma. Par exemple, vous pouvez montrez des pénis...
 
Vous avez d'autres projets en tête?
J'ai fini A Single Man en août. Et depuis, je suis quasiment en promotion permanente. Après tout ça, j'aurai sûrement besoin de souffler un peu, même si je caresse une ou deux idées... Je ne me vois pas livrer un film tous les deux ans, si je n'ai jamais vraiment quelque chose à dire derrière...
 
Vous devez être très sollicité par les acteurs aujourd'hui?
Avant je les habillais. Maintenant, je peux les habiller et peut-être leur apporter une nomination aux Oscars. Alors c'est vrai que le regard de certains acteurs sur moi a changé. Surtout celui des actrices...

La bande-annonce de A Single Man:

 

Propos recueillis par Louis Maury.

Partager :

|

Et aussi...

Culture

Rupert Everett: «Pour moi, Oscar Wilde est un exemple»

Culture

Sexy Sushi: «"Sex Appeal" a été fait pour coucher avec des filles»

Culture

Dimanche: «Christopher et Heinz», une histoire d’amour berlinoise à ne pas manquer

Culture

Au ciné: un roi bouleversant et un ravisseur troublant

Votre avis se fait attendre !

Inscrivez-vous ou connectez-vous pour laisser un commentaire

19 réactions de la communauté

 
tigerx

0

Vous devez vous connecter ou vous inscrire à l'aide des liens situés en haut de cette page pour pouvoir voter.

De tigerx

Le 22 février à 17h28

film magnifique et magnifiquement froid, comme un diamant, hypnotique et glacé, trop parfait. Pourtant l'émotion gagne à plusieurs reprises. Les acteurs sont effectivement scotchant. COntrairement a ce que dit "eternal romantic", c'est parfaitement maitrisé et subtil, tant dans la narration que dans la forme (très expérimental) et un VRAI film de cinéphile, à la fois exigeant et référencé. J' ai été surpris par le refus du compromis et du spectaculaire, vraiment - le film reste distant, presque pudique, et contrairement a ce qui caractérisait le travaille de Ford dans la mode, tout en retrait et en non dit. bravo. et merci à play75010 de zelink pour son message sur un post précédent, grace a qui j'ai pu m'inscrire pour l'avant premiere au brady.

 
BenJ

0

Vous devez vous connecter ou vous inscrire à l'aide des liens situés en haut de cette page pour pouvoir voter.

De BenJ

Le 22 février à 23h24

Perso, j'ai vue le film et je suis un peu déçu. On n'arrive pas à s'attacher au personnage. C'est un peu trop froid et distant je trouve. La description des personnage n'est pas assez poussé, du coup j'ai eu le sentiment que le film était incomplet. C'est une histoire triste, mais j'ai pas réussi à ressentir les sentiments du personnage. On reste trop en surface sans approfondir. Mais bon le film reste quand même naturel je trouve, et le côté suresthétique fait partie du personnage.

 
BenJ

0

Vous devez vous connecter ou vous inscrire à l'aide des liens situés en haut de cette page pour pouvoir voter.

De BenJ

Le 22 février à 23h41

De plus, ce qui ont vue le filme me diront si j'ai tord, mais je trouve qu'il y a un mélange de sa vie personnelle, du couple YSL, Pierre Bergé et aussi du couple J- Cocteau, J-Marais.

 
Raton

0

Vous devez vous connecter ou vous inscrire à l'aide des liens situés en haut de cette page pour pouvoir voter.

De Raton

Le 24 février à 23h24

J'ai beaucoup aimé ce film. Pour un premier film, bravo Tom Ford. Oui, c'est un film esthétique, mais surtout il m'a beaucoup touché, car bizarrement très vrai malgré sa beauté artificielle. C'est un film intelligent, étonnement humble, élégant, sensuel... Je suis emballé et pourtant j'y allais avec le préjugé : c'est un styliste avec un gros égo qui veut faire du cinéma, ah ah ah, ça va ressembler à une page de Vogue sans âme, et autres conneries...
A SINGLE MAN est bien au-dessus de la médiocrité, de la vulgarité et de la facilité qui compose 80% des sorties cinéma. ça fait du bien de voir ça!!!

 
Kech

0

Vous devez vous connecter ou vous inscrire à l'aide des liens situés en haut de cette page pour pouvoir voter.

De Kech

Le 27 février à 00h10

Sublimé par une poésie délicate et subtile au fil d'images aux températures de vie et de vide, d'espoir et de désespoir, ce film nous porte à nous émerveiller de la simplicité d'un être détruit par la perte de son grand amour, qui oscille entre la saveur des vivants et l'abandon de sa lutte face au manque. Un très beau film à la belle tendresse mélancolique. Réalisateur à suivre...

 
  • <
  • 1
  • 2
19 commentaires
>
publicité

Le meilleur de l'actu et de l'agenda

Oui, je veux recevoir des offres promotionnelles et des cadeaux de TÊTU et de ses partenaires.

Je n'ai pas coupé les ponts avec mon ex

Je n'arrête pas de me faire draguer par les filles

Je suis gay et j'aime le foot

Je suis black et homo

La crise et moi

Participez à la communauté TÊTU !

Partagez votre expérience sur les blogs des TÊTUnautes

Mon premier TÊTU
Un contexte, une époque, une raison particulière. Racontez l'achat de votre premier TÊTU !

Ados et Homos
Vous êtes jeune et vous vous posez des questions ? Interpellez la communauté TÊTU dans le blog des 15-20 ans !

Courrier du cœur
Votre vie sentimentale est compliquée… Envoyez vos messages au Courrier du Cœur, l'occasion de discuter de votre situation avec les TÊTUnautes !

Bien envoyé
coup de cœur ou coup de gueule? TÊTU vous donne la parole et vous répond dans Bien envoyé !

Effeuillage d'hiver

Le Tango (La Boîte à Frissons) • Paris • France

Le 10 février, à partir de 22h30

Fox Club: One Woman Show Nathalie Rhéa + clubbing

Fox Club • Paris • France

Le 10 février, de 19h00 à 6h

Du son dans mon salon

Les Filles de Paris • Paris • France

Le 10 février, à partir de 23h00

D.I.Y: wild at beat #1

Le Freedom • Lille • France

Le 10 février, de 23h00 à 7h

TOUT LE PROGRAMME CLUBBING

TÊTU 67

5€

TÊTU 148 10/2009

5€

TÊTU 128

5€

  Tous les produits

Extra, Têtu à votre service !

Têtu X
Têtu Chat
Têtu recrute !

A la une

International

La «prop 8» retoquée par la justice: bientôt le retour du mariage homo en Californie?

France

Homoparentalité et présidentielle: «Les partis veulent nous enfermer dans un débat entre homosexuels»

Nouveau

International

Chypre du Nord: Des gays arrêtés, l'Europe tire la sonnette d'alarme

International

Une première à Moscou: des militants LGBT défilent sans encombres

Média

Devinette: à qui appartiennent ces fesses vues durant le Super Bowl?

People

Daniel Radcliffe, l'inlassable défenseur des droits homos

  •  

N°174 de février, actuellement en kiosques David Gandy - Le député gay Franck Riester - Céline Dion à Las Vegas - Le trouple, couple à 3 faces - Présidentielle: les petits candidats et les LGBT - Les sex-parties ont la cote... TÊTE-À-TÊTE: Bruno Gaccio, Frédéric Beigbeder

Découvrir ce numéro
1 an pour 49€ : abonnez-vous !
  • Contacts
  • Publicité
  • Mentions légales
  • Conditions générales d'utilisation
  • Newsletter
  • RSS