Thure Lindhardt: «‘Keep the Lights On’ est l’histoire d’une co-dépendance»
INTERVIEW. Très courtisé par le cinéma, ce beau Danois de 37 ans enchaîne les personnages homos. Rencontre avec l'acteur phare de «Keep The lights On», Teddy Award du meilleur film en 2012.

Thure Lindhardt (photo) est l’un des plus grands acteurs danois du moment. Inconnu en France, contrairement à son camarade Mads Mikkelsen (le méchant dans Casino Royale), il a joué dans l’un des plus gros succès du cinéma scandinave, Flammen & Citronen (l’histoire de la Résistance au Danemark), et dans Anges et démons. Thure Lindhardt est à l'affiche de Keep The Lights On, Teddy Award du meilleur film en 2012, qui sort en France mercredi. Son personnage est directement inspiré de la vie du réalisateur, Ira Sachs, qui compte ici son histoire d’amour passionnée et destructrice avec celui qui partagea sa vie pendant dix ans. Interview avec celui qui tourne en Allemagne un film qui fera du bruit: 3096, l’histoire de la séquestration de Natascha Kampusch… dont il campe le kidnappeur.
TÊTU.com: Qu’est-ce qui vous a intéressé dans ce projet? C’est un film éminemment personnel et ce type de sujet est toujours un peu dangereux pour un acteur, car le réalisateur y met encore plus d’affect?
Thure Lindhardt: C’est vrai, j’y ai beaucoup pensé. Allais-je être à la hauteur, ne pas le décevoir, n’allait-il pas être à la limite trop intrusif avec moi? J’ai lu le scénario en sachant que tout était basé directement sur l’expérience amoureuse de Ira, mais j’ai été de suite touché par l’honnêteté de son propos. Il y a énormément d’émotion dans ce voyage qui raconte surtout l’histoire d’une co-dépendance. Il n’y a pas un bon et un méchant dans ce couple. Ira est aussi à son façon un addict. Un addict à l’amour, à l’autre. C’était un angle très fascinant à explorer pour un acteur.
Comment avez-vous travaillé avec votre partenaire, car on croit de suite à l’intensité de votre relation?
Ira n’a pas souhaité que nous répétions trop. On s’est un peu vus avant, nous nous sommes baladés dans New York mais n’avions pas le droit de parler du film. Il y a eu beaucoup de confiance entre nous. Et Ira a su être très protecteur.

Qu’est ce qui a été le plus rude pour vous à jouer? La tension et le désespoir qui grandit entre vous et votre amant, ou les scènes intimes dans lesquelles la sexualité est montrée de façon assez crue?
La première scène que nous avons tournée fut celle de notre rencontre. Et nous couchions très vite ensemble (rires). Cela a brisé pas mal de barrières entre nous. On n'ignorait plus grand-chose de l’anatomie de l’autre après un jour de tournage. En fait, ce fut très libérateur.
Vous êtes l'un des jeunes acteurs les plus connus au Danemark. On vous a remarqué en France dans Brotherhood sorti en DVD ou vous jouez un skinhead d’extrême-droite gay. Beaucoup de jeunes acteurs ne veulent pas être «étiqueté» homo. Vous n’avez jamais eu cette crainte?
Entre mes rôles dans Keep the Lights On et Brotherhood, il y a si peu de points communs, à part le fait qu’ils soient homos, que l’on ne peut pas dire que je sois déjà «labelisé» acteur gay. Je choisis mes rôles pour ce qu’ils m’apportent, pas pour leur sexualité. Je sais que des acteurs, surtout américains, ont peur de jouer des homos, par crainte que cela nuise à leur carrière. C’est encore très courant. Mais ce n’est pas le cas en Europe, je pense que nous sommes beaucoup plus libérés sur ses questions-là, en particulier en Scandinavie. Et puis, j’ai 37 ans, je suis déjà un «vieil» acteur!
Découvrez la bande-annonce de Keep The lights On:
Photo: DR.










LES CHAÃŽNES 











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De Chaton 36
Y a une faute, première question,troisième phrase en partant de la fin: "Ira est aussi à SA façon un addict"
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De Chaton 36
Première réponse plutôt ^^
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De Freelancer_FR
S'il fallait relever toutes les fautes sur Têtu.com, on n'en finirait plus.
- La rédaction pourrait-elle se fendre de cours de grammaire, d'orthographe et de typographie pour ses rédacteurs ?
- Eviter les anglicismes, ça serait bien aussi ( "labellisé", come on!)
- Eviter les passés simple, ça ferait du bien ("celui qui partagea sa vie pendant dix ans").
Désolé de me défouler, mais ça fait un moment que toutes ces anomalies m'énervent et je croyais qu'il n'y avait que moi. Merci, Sam36, de me prouver le contraire.
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De Freelancer_FR
Oups! "passés simpleS"
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De Vic2Guem4
Quel est le problème avec les passés simples ?
Sinon, je signale une (graaaaaaave) petite faute : "nous sommes beaucoup plus libérés sur CES questions-là " (fin de l'interview). Voilà , c'était juste pour le plaisir d'enfoncer un peu plus le journaliste, il faut bien libérer son sadisme de temps en temps.
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De Freelancer_FR
Par convention tacite et dans la logique du français, le passé simple est banni du langage journaliste et il est réservé au langage romanesque. Le journalisme, c'est l'actualité ; le passé simple, c'est tout sauf l'actualité et la modernité, c'est trop décalé.
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De Chaton 36
@ Freelancer_FR J'aimerai bien avoir ton niveau de français ^^
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De Freelancer_FR
Je n'ai pas de mérite ; c'est mon métier qui veut ça : je suis notamment relecteur. A ce titre, et c'est certainement une déformation professionnelle, toutes les anomalies d'un texte, les "fautes" et autres, me font achopper et presque perdre le fil de ma lecture. Or c'est précisément ce qu'il ne faut pas, surtout pour des articles journalistiques qui doivent pouvoir êtres lus rapidement. (La vocation de Têtu.com n'est pas de publier des articles de fond.)
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De Korial
Au contraire , c'est tant mieux l'usage du passé simple. Et puis les conventions, sérieux., d'autant plus ''tacite''
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De Korial
xd commentaire coupé y a pas la fin... BON BHA TANT PIS