Retour sur la carrière de Merce Cunningham en six vidéos
A l'occasion de la disparition du chorégraphe Merce Cunningham, TÊTU vous propose de revoir quelques unes de ses plus célèbres créations. Celui qu'on surnomma l'«Einstein de la danse» révolutionna la danse contemporaine avec des pièces avant-gardistes. Aperçu.

Eyespace.
Merce Cunningham s’est éteint dimanche 26 juillet, chez lui, à New York. Il avait 90 ans. En avril dernier, celui qu'on surnommait l’«Einstein de la danse» avait impressionné une dernière fois la Big Apple avec sa création Nearly Ninety (qui sera présentée, du 2 au 12 décembre, au Théâtre de la ville dans le cadre du 38e festival d'automne à Paris, avec deux pièces connexes: 50 ans de danse de Boris Chamatz et Cédric Andrieux de Jérôme Bel).
Le chorégraphe américain, qui ne se déplaçait plus qu’en fauteuil roulant, avait prouvé, encore une fois, sa capacité à surprendre le public, à bousculer les conventions. Durant toute sa carrière, le géant de la Modern dance s'est évertué à libérer la danse contemporaine de la musique, du décor et de la narration.
Des œuvres inoubliables
Né en 1919 à Centralia (Etat de Washington), Mercier Cunningham de son vrai nom laisse ainsi à la postérité des œuvres véritablement inoubliables. Dès 1944, il présente des premiers solo avec celui qui sera longtemps son compagnon le compositeur John Cage (1912-1992). En 1953, il fonde la Merce Cunningham Dance Company et présente Septet.
Septet (1953)
Il collabore ensuite à plusieurs reprises avec des peintres prestigieux: Robert Rauschenberg signe le décor de Summerspace (1958), Jasper Johns celui de Walkaround time (1968). Le roi du pop Art Andy Warhol signera également les coussins volants de Rainforest (1968).
Variations V (1965)
Avant-gardiste, Merce Cunningham s’intéressa toute sa vie aux nouvelles technologies, les intégrant notamment dans ses créations. Dans les années 70, il collabora ainsi avec les vidéastes Charles Atlas et Eliott Kaplan.
Changing Steps (1975)
Beach Birds for Camera (1992)
A la fin des années 90, il avait signé Pond Way («La Direction de l'étang»), sur une musique de Brian Eno, posant ses danseurs comme des grenouilles sur un plan d'eau.
Pond Way (1998)
En 1996, il utilisa un logiciel de simulations de mouvements, Lifeforms, pour composer les chorégraphies de Biped.
Biped (1999)
Merce Cunninghma allait encore plus loin, en 2006, avec sa pièce eyeSpace (photo), dont la musique s'écoutait sur iPod.
Photo: Anna-Fink.












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De jeanpaul
Cunningham surnommé l'"Einstein de la danse". Sans doute parce qu'il était extrêmement cérébral. Du moins c'est mon avis. Je trouve ce qu'il a fait un peu trop "intellectuel" à mon goût. La danse, pour moi, ça doit être charnel, poétique, mais cérébral, pas trop... Je trouve que Cunningham manque de charme.