Quel est, selon vous, l’album gay de 2011?
Yelle, Britney Spears, Lady Gaga, Adele… Ils ont squatté vos smartphones, MP3, radios, télés et ordinateurs toute l'année. Certains sont même devenus de véritables oeuvres cultes. Désignez l'album gay de l'année parmi les 15 sélectionnés par TÊTU.
Qui succédera à Gossip et Mylène Farmer? Pour la troisième année consécutive, à vous de désigner l’album gay de l’année, parmi les les finalistes sélectionnés par TÊTU.com. On y retrouve des artistes célèbres et des icônes (Britney Spears, Rihanna, Lady Gaga), mais aussi des chanteurs ou des groupes moins connus qui ont été de vrais coups de cœur de TÊTU (Yelle, Patrick Wolf, The Drums)?
Certains artistes ne sont pas présents dans le sondage, c’est le cas de Mylène Farmer. Son dernier album, Bleu Noir, est sorti l’année dernière. Il a d’ailleurs remporté le titre d’album gay de 2010. Et comme les albums originaux ont été privilégiés, son best of n'a pas été retenu. Et ne manquez pas notre prochain sondage musical, pour élire le tube de l'année!
Ci-dessous les 15 albums sélectionnés. Votez pour votre préféré! Clôture des votes le vendredi 6 janvier.
1. Hercules & Love Affair, Blue Songs (PIAS)
Le tube: My House
2. Rihanna, Talk That Talk (Def Jam)
Le tube: We Found Love
3. Yelle, Safari Disco Club (Barclay)
Le tube: Safari Disco Club
4. SebastiAn, Total (Ed Banger / Because)
Le tube: Embody
5. The Drums, Portamento (Cooperativemusic)
Le tube: Money
6. Lady Gaga, Born This Way (Interscope)
Le tube: Judas
7. Patrick Wolf, Lupercalia (Mercury Records)
Le tube: The City
8. Alex Beaupain, Pourquoi battait mon cœur (Naïve)
Le tube: Sur toute la ligne
9. Britney Spears, Femme Fatale (Jive / Sony)
Le tube: I Wanna Go
10. Metronomy, The English Riviera (Because)
Le tube: The Bay
11. Scott Matthew, Gallantry's Favorite Son (Glitterhouse / Differ-ant)
Le tube: Felicity
12. Adele, 21 (Beggars Banquet)
Le tube: Someone Like You
13. Christophe Willem, Prismophonic (Sony / Columbia)
Le tube: Cool
14. Beyoncé, 4 (Sony / Columbia)
Le tube: Run the World (Girls)
15. Mickey Moonlight, And the Time Axis Manipulation Corporation (Because)
Le tube: Close To Everything
Quel est selon vous, l’album gay de l'année? (2294 votes)






















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De Lafcadio
Je suis fou de Patrick Wolf (alors qu'il a la même coupe de cheveux que Philippe Sollers, c'est dire), mais la chanson de lui qui a tourné en boucle sur mon mp3 cette année et qui m'a accompagné de pays en pays, c'est plutôt Time of my life. Dieu que j'aime ces cordes. 2011 finit glorieusement pour moi ; je croise les doigts pour 2012 et je souhaite le meilleur à tout le monde.
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De H.I.P
Merci pour les Voeux que tu nous adresses,monsieur le "bear"!Je te souhaite de parcourir 2012 sur cette glorieuse lancée!
Back to the topic...mon album "gay" de l'année ne se trouve pas dans cette liste.Britney m'a déçu,elle est pire qu'une poupée désarticulée ces derniers temps,FF est aussi consistant que du Inna.
J'ai toujours pas pu écouter Gaga plus d'une 1 fois et demi sans souffrir de céphalées(voire même de diarrhée),donc son flop this way a été viré de mon disque dur juste après la critique que j'avais faite pour Yagg.
Les albums des autres sont inégaux(Beyoncé bonne prod, rétro mais la façon dont elle crie sur des titres sultry est ignoble,Adèle grande parolière parmi les pouffes,grosse capacité d'empathie dans sa musique,mais album en dents de scie et trop mélancolique,Yelle j'adore mais à petites doses,Metronymy et Sebastian + consistant mais sans satisfaire mes attentes de depart,donc frustré).
Enfin les derniers j'ai écouté vite fait pour suivre Technikart,mais sans grand enthousiasme,puisque pas retenu spécialement.
Cette année j'ai plutôt été retourné par les musiques de films(Henry Jackman,Hans Zimmer ou Daft Punk ...).Mon album "gay" de l'année c'est la BO de Drive.
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De Lafcadio
Moi, "bear" ? Mais c'est un compliment très étrange qu'en tout cas on ne m'a jamais fait (car je crois bien que c'était gentil lol), et d'autant plus bizarre qu'on s'est vu en vrai et que je ne suis pas... "ours" ? Pour ma réincarnation, je voterais plutôt pour écureuil ou castor (car les castors vont en groupe et ont l'esprit constructeur, bien que pour ma part je ne porte pas d'affreux turban), mais va savoir !
Bonne année à toi aussi, et ô combien d'accord pour la BO de Drive. Les basses de Drive et les cordes de Patrick Wolf, ça devrait suffire à me faire vibrer jusqu'à la fin du monde, que d'ailleurs j'attends de pied ferme.
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De H.I.P
Voyez la prudence avec laquelle tu prends le terme "bear" et les guillemets l'accompagnant,laule.Lafcadio,n'aies pas peur voyons,Bear is the new gay,Bear is bringing sexy back,Bear is the way to be !
Je saluais en fait ce poil noir et luisant de ta photo,semi- discipliné, comme une foret ébouriffée par son propre désir(ça doit être l'immaculée blancheur de ta chemise,ça fait latin lover à la Enrique Iglesias) .Donc,avec cette robe broussailleuse qui ferait pâlir d'envie Wolverine(ou peau d’âne,au choix),on dira que tu as du "bear appeal" quoi ;)
Quant à moi,toi même tu sais,à défaut de m'appeler Booba je serai Gosling ;)
Ps : Justement "Drive" correspond bien à ton aventure de fin d'année et au slogan de ton profil sur Têtu ;) Happy new year(again)!
http://www.youtube.com/watch?v=LA2eqDO4ids
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De Hinageshi
Hummm, je me demande si, dans l'inconscient de H.I.P, la vision de Lafcadio en « mal rasé » n'aurait pas télescopé l'expression « ours mal léché ».
C'est pas si mal, l'ours, comme animal.
Dans « L'esprit des bêtes — Zoologie passionnelle », Alphonse Toussenel se livre à une vraie réhabilitation de l'ours (dont je ne puis citer hélas qu'un petit fragment) :
«
On a pris jusqu'ici l'ours pour l'emblême du misanthrope, taciturne, morose, insociable; ce n'est pas ça du tout.
L'ours est l'emblème de la Sauvagerie, comme l'éléphant est l'emblème de l'Édénisme. Sa dominante est l'amour de l'indépendance et des bois. Toute l'histoire de la bête est contenue en cette ligne. On sait que le sauvage est l'ennemi le plus intime du travail répugnant, ce en quoi je l'approuve. Le sauvage ne voudrait pas de tous les raffinements du luxe civilisé, au prix d'une heure de travail au métier ou à la charrue. Il en est de même de l'ours, que les charmes du bal masqué n'ont jamais pu séduire, et qui professe comme moi, pour la plupart des fêtes civilisées, le plus souverain mépris.
Le sauvage ne comprend le bonheur que dans la jouissance pleine et continue des sept droits naturels, chasse, pêche, cueillette, pâture, insouciance, etc. Il en est de même pour l'ours, qui ne voit le suprême bonheur que dans l'exercice des deux droits naturels de cueillette et d'insouciance. Non pas que l'ours soit un être complètement insensible aux plaisirs de la chasse et de la pêche (l'ours blanc, par exemple, serait fort empêché, si on venait à le priver de l'exercice de ce dernier droit), je veux dire seulement que le régime végétal convient mieux que tout autre au tempérament de l'ours, amoureux par-dessus tout des fraises et du farniente.
[…]
Les voyageurs de l'Amérique septentrionale, qui savent toute l'importance que l'ours attache aux procédés de politesse et aux moindres témoignages de considération de la part de l'homme, n'oublient jamais, dit-on, de le saluer quand ils le rencontrent
sur leur route: Buenos dias, hombre, lui font-ils, bonjour, l'homme.
Des personnes dignes de foi m'ont affirmé qu'il avait suffi souvent de cette simple formule adulatrice pour faire oublier à l'ours le plus mal disposé ses intentions homicides et sa faim.
L'ours n'est pas seulement poli, il est obséquieux de témoignages de déférence envers les autorités constituées. Tout le monde a entendu parler de la civilité de cet ours qui avait pris ses degrés à l'école d'enseignement mutuel de la commune d'O…, arrondissement de Saint-Girons, et qui, reconnaissant un jour, au milieu de son public de la place de la Bastille, le maire de cette localité, interrompit soudain ses exercices pour offrir à l'honorable magistrat ses salutations empressées et l'hommage compromettant de son respect.
L'ours est si peu l'ennemi de l'homme qu'il n'a jamais porté la main sur lui, hors les cas exceptionnels de faim ou de défense légitime. On a bien vu parfois des ourses écarter violemment des voyageurs du voisinage de leurs petits; mais qui oserait faire un crime à la pauvre mère de s'exagérer les périls qui menacent ses oursons et de trembler pour leur peau, quand elle songe à la consommation désastreuse que fait de cette denrée la seule institution de la garde nationale car il est bon de répéter que la garde nationale est la bête noire de l'ours, à raison du bonnet à poil dont le chef de ses compagnies d'élite est orné.
L'ours n'attend pas avec moins d'impatience que tous les gens de goût la suppression de cette coiffure ridicule et trop longtemps honorée.
[…]
la légende, d'accord sur ce point avec l'analogie, rapporte que l'ours, qui peuplait les solitudes des Gaules avant l'invasion du Christianisme ne vit pas avec plaisir l'établissement de l'homme dans son voisinage, et qu'il travailla de tout son pouvoir
à lui susciter des obstacles. Si bien qu'un beau matin, sur les rives de l'Oise, une de ces bêtes sournoises eut l'inhumanité de dépareiller un attelage de bœufs qui s'apprêtait à creuser un premier sillon dans le sol vierge d'une forêt dénudée. Le bœuf mort, le meurtrier l'emporta dans son antre. Mais un ours et un bœuf ne s'en vont pas comme cela, l'un portant l'autre, sans laisser quelques traces de leur passage à travers la feuillée; le ravisseur, d'ailleurs, qui comptait sur l'impunité, n'avait pas cru devoir dissimuler sa piste; son imprudence le perdit.
Il se trouva, en effet, que le hasard avait amené le jour même, sur les lieux, un pieux personnage aimé de Dieu, se nommant saint Médard, évêque de Soissons ou de Noyon, le même qui fait tant pleuvoir. Or, la nouvelle de l'attentat était arrivée jusqu'à lui, avant que le corps du délit ne fût entièrement consommé. Le digne évêque saisit avec empressement cette occasion admirable de faire un de ces miracles qui sont d'une si grande efficacité en matière de prosélytisme au début des religions neuves. Il se rend sur le théâtre de l'accident, suit la bête à la trace, pénètre dans son fort, l'avise, l'interpelle, et après lui avoir adressé une réprimande sévère sur sa gloutonnerie, lui annonce que le Seigneur, en punition de son forfait, la condamne à remplacer à la charrue le bœuf innocent qu'elle a traîtreusement occis. Puis, prenant par l'oreille l'ours intimidé et docile, il le conduit au champ du travail, au milieu des applaudissements de la foule enthousiaste, qui n'en demandait pas tant pour se convertir au Christianisme. L'histoire ajoute que la bête, ainsi subjuguée par la parole du saint homme, édifia longtemps le pays par sa conduite exemplaire et son zèle, et qu'elle vécut toujours en bonne intelligence avec son compagnon de travail. Heureux temps où la foi produisait de tels miracles! Essayez donc d'imposer de pareilles pénitences aux bêtes féroces d'aujourd'hui!
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De Hinageshi
Quant à l'écureuil, je me garderai de tous commentaires superflus ☺
http://fr.wikipedia.org/wiki/Spermophile
http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Spermophile#Une_l.C3.A9gende_infond.C3.A9e
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De Lafcadio
Mais où vas-tu chercher tout ça, Hina-shi ? En tout cas tu m'as convaincu, je vote pour le petit animal poilu (j'ai donc déjà fait la moitié du chemin). Je me vois très bien en spermophile, même si j'ai jamais trop aimé le goût.
... Ou alors... "Voudrais-je être une comète ? Oui. Car elles ont la rapidité des oiseaux, elles fleurissent en feu et elles sont en pureté comme des enfants." (Hölderlin) Voilà ce que je souhaite à tous mes amis, et à ceux qui pourraient l'être, pour 2012.
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De Hinageshi
« j'ai jamais trop aimé le goût ».
Les écureuils qui ne raffolent pas trop de la saveur des glands se rattrapent souvent sur les noisettes.
Quant aux comètes, qui « sont en pureté comme des enfants », voilà bien un truc de poète (certes joliment tourné) !
Les esprits rase-mottes comme le mien ne savent y voir qu'une boule de rocailles et de glace perdue dans l'immensité obscure, et qui perd un peu de sa belle chevelure à chaque fois qu'elle approche du soleil, jusqu'à disparaître définitivement.
(Comète… chevelure… tiens, encore une histoire de poils.)
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De Lafcadio
Mais même dans ta définition, ça a quelque chose de poétique : nous aussi, dans le vide, etc., nous vivons en enfants perdus nos aventures incomplètes, et nous pouvons espérer de briller un peu ou beaucoup avant de disparaître.