On en sait plus sur «I love you Phillip Morris»
La «dramedy» gay, dont la sortie en salle était incertaine, a été projetée hier à Cannes. Jim Carrey, qui partage l'affiche avec Ewan McGregor, l'a défendue avec conviction, au cours d'une conférence de presse.

Après avoir défendu les couleurs de Walt Disney la veille, l'acteur américain Jim Carrey a fait le grand écart écart mardi à Cannes avec I love you Phillip Morris, une comédie gay où il incarne un irrésistible arnaqueur homosexuel qui tombe amoureux d'un co-détenu. La sortie de ce film a été précédé de quelques déboires: le sujet évoqué et quelques scènes sans équivoque effrayaient les distributeurs qui auraient souhaité un nouveau montage, plus soft. Mais le film a finalement été vendu en l'état à Consolidated Pictures Group, quelques jours avant sa présentation cannoise.
Carrey, qui partage l'affiche avec le comédien écossais Ewan McGregor, a expliqué au public avant la projection dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle au Festival, qu'il avait «lu peu de scénarios tout au long de sa carrière qui lui avaient donné absolument envie de faire un film».
Comédie pétillante
Ce long métrage, le premier des réalisateurs John Requa et Glenn Ficarra en lice pour la Caméra d'Or, raconte l'histoire de Steven Russell, policier vivant le vrai rêve américain: marié jeune, femme et petite fille adorables, foi en Dieu inébranlable...
Mais en fait, il a déjà des aventures avec des hommes. Après un accident de voiture, il décide de ne plus mentir pour vivre pleinement sa sexualité. Steven deviendra un arnaqueur hors pair qui fera des allers-retours en prison, où il tombera amoureux de Phillip Morris, un jeune homme fragile. D'arnaques en impostures, de cavales en séjours en prison, cette comédie pétillante dans la même veine qu'un Attrape-moi si tu peux, montre surtout un personnage en quête d'amour absolu, un sentiment universel.
«Je me sens béni»
«C'est une histoire très compliquée mais les réalisateurs l'ont racontée avec grâce, intelligence et humour», a jugé Carrey. «Ils ont réussi à transformer une petite histoire potentiellement risquée en romance», a ajouté l'acteur.
Jim Carrey avait expliqué lundi lors de la conférence de presse de promotion de Scrooge, une production Disney qui sortira à la fin de l'année, qu'avec ce film «il n'essayait pas de perdre son côté acteur comique - c'est une maladie, je ne peux l'empêcher». «Je me sens béni de pouvoir tourner dans des films aussi variés», a-t-il dit.
Voici la bande-annonce du film (en anglais):
Avec AFP. Photo: DR.






















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De NémoGizmo
C'est très bien que des starsr de ciné mondiales soient dans un tel film.
Il est évident qu'il y a 4 ou 5 ans, cela ne serait pas arrivé.
Le succès mondial de "Brockback Mountain" (des acteurs stars avaient alors refusé ces rôles...) il y a 3 ans et, + récemment, de "Harvey Milk" avec Sean Penne y sont bien sûr pour qq chose! Les scénaristes et rél ne s'uato-censurent plus autant, et les producteurs/studios sont moins timides.
-> keep going!
Nous sommes, quoi qu'on en pense, dans une civilisation très 'branchée' sur l'audiovisuel (télé, ciné, internet...), et la banalisation de personnages homos/LGBT dans des séries et des films vus dans le monde entier participe de l'acceptation générale, et donc contribue à tendre vers l'égalité des droits...