«Notre festival, un événement phare pour la communauté LGBT de Grenoble»
INTERVIEW. Depuis 2001 le festival du film gay et lesbien de Grenoble attire de plus en plus de monde. A l'occasion de la 8ème édition qui se tiendra du 14 au 21 avril, TÊTU a rencontré Marielle Spiteri sa présidente.
TÊTU: Comment est née l'idée de créer un festival du film gay et lesbien?
Marielle Spiteri: L'idée est venue d'un groupe d'amis qui ont décidé de créer un festival pour diffuser des films non distribués et montrer ce qu'est le cinéma LGBT. Permettre une meilleure visibilté de la communauté fait également partie des buts premiers.
Quel fut l'accueil lors de la première édition?
L'accueil a été très bon dès le départ et la première année le festival a attiré entre 1.500 et 2.000 spectateurs. Cela correspondait réellement à l'attente du public et aujourd'hui le festival est devenu un événement phare de l'année pour la communauté LGBT. La fréquentation annuelle augmente et, en 2008, près de 2.500 spectateurs ont assisté à l'événement. Dont un quart qui se déclare hétéro.

Parmi les films en compétition, l'espagnol Boystown, de Juan Flahn...
On sait que souvent ce type de manifestations peine à trouver des soutiens et des subventions, qu'en est-il pour votre festival?
Nous sommes très soutenus. Que ce soit par la ville, le département ou la région. Nous disposons également du soutien du Ministère de la jeunesse et des sports depuis le début.
Comment sélectionnez-vous les films qui vont être à l'affiche?
Une présélection est effectuée par un comité suivant différents critères. Evidemment la qualité du film est un élément déterminant mais il faut également prendre en compte les considérations financières. Ensuite toute l'équipe du festival se réunit et vote pour élire les films issus de la présélection qui seront au programme. Cette année ce sont 18 longs métrages et 2 courts métrages qui ont été sélectionnés.
Parmi tous ces films ssez différents, y en a t-il un qui fait figure de grand favori?
Pas dut tout : ils sont tous favoris !

...et encore le film britannique I can't think straight, de Shamim Sarif...
Qui désigne le grand vainqueur de l'année, y a-t-il un jury ?
Non, c'est le public qui remet le prix du meilleur long métrage et celui du meilleur court métrage, qui sont les deux seuls récompenses du festival.
Finalement, Grenoble a son festival du film gay et lesbien comme beaucoup d'autres villes. Au fond, qu'est-ce qui vous différencie des autres?
Chaque festival a ses propres programmations. Nous avons fait le choix de ne pas diffuser de «blockbusters» et de privilégier les films internationaux. Mais nous restons en concertation avec plusieurs autres festivals de France.

ou Saturno contro, du réalisateur Ferzan Ozpetek.
Et pourquoi ne pas centraliser les différents festivals du film gay et lesbien de France et n'en faire qu'un seul?
Nous nous sommes déjà posé la question mais nous parlons plus de faire un réseau de festivals avec un travail commun. Nous nous échangeons des tuyaux et communiquons pas mal. L'accessibilité est un critère important. Si il y avait uniquement un festival national cela poserait la question de la proximité, chose que les spectateurs apprécient beaucoup. Et imaginez, si l'on devait programmer tous les films le festival s'étendrait sur plusieurs mois!
Vues d'en face, festival International du Film Gay et Lesbien de Grenoble, du 14 au 21 avril.
Le site du festival : www.vuesdenface.com






















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De NémoGizmo
bravo!
Genoble gagne à être connue...
Et son maire est gay-friendly.