«Mozart l’opéra Rock»: un rockeur nommé Wolfgang
Ils sont à l'affiche pour un mois encore. Perruques poudrées, mouches galantes, jabots en dentelles... et costumes en cuir, cet opéra aristo-baroquo-rock, nommé 3 fois aux NRJ Music Awards 2010, joue sur les contrastes. Follement divertissant.
Silence dans le Palais des Sports. Le lourd rideau en toile de Jouy se lève dans une semi-obscurité. La salle frisonne. Premiers accords. Un écho frénétique, celui d’une guitare, se cogne aux résonnances d’un synthé, d’une basse et d’une batterie. Vibrations électriques, sonorités rock, pop. Le ton est donné. Depuis le 27 septembre, Mozart l’Opéra Rock, signé Albert Cohen et Dove Attia, reçoit à guichet fermé !

Premier tableau. Une lumière rose, un reflet nacré, comme une pluie d’or tombe sur scène. Sous les hautes voûtes de son palais, Colloredo, le nouveau Prince Archevêque de Salzbourg, se plaint de la fougue, de l’impertinence de l’un de ses musiciens : Wolfgang Amadeus Mozart. Le plus jeune, le meilleur, dit-on. Sornettes! Le mollet nerveux, le cou flexible, la moue arrogante et la bouche sensuelle, Mikelangelo Loconte alias Mozart, 35 ans, s’avance, d’un déhanché très rock and roll, sous un délire d’applaudissements. Et savoure son entrée ! L’artiste italo-liégeois - ça ne s’invente pas ! - va s’époumoner avec grâce durant près de deux heures.
Un dressing inépuisable
Wolfgang rêve de quitter l’Autriche. Son destin est ailleurs. Il persuade son père, le très autoritaire Léopold, de lui laisser gagner Paris. Nuit noire. Déjà, le plateau bouge. Escorté de sa mère, Wolfy, pour les intimes, commence un périple de capitale en capitale. C’est Olivier Dahan, l’étoile oscarisée du cinéma français, qui signe cette mise en scène aux prouesses techniques incroyables.

Les plateaux se suivent et s’enchaînent à la vitesse de la lumière. Ça déménage ! Amadeus grandit, découvre la ville lumière. Premières amours, premiers succès. Autour de la toute toute première rock star de l’histoire - un Mozart doté d’un dressing inépuisable : manteau rose dragée, bleu turquoise, chemises brodées, jabots de dentelles, pantalons hauts, acidulés - les figures défilent. Princesses du sang, femmes d’influence, Marquis de cour, personnages drôles, fardés, caustiques…
Pailleté, sucré
Mozart, c’est une galerie de tableaux enrubannée de rose. C’est pailleté, sucré comme une meringue et c’est, il faut bien le reconnaître, ultra divertissant. Il n’y a pas de prouesses vocales. Certains chanteurs devraient même faire des gargarismes ! Donc, oui, les adorateurs de bel canto risquent bien d’être déçus. Mais les autres, les amateurs de rock, de fun et de scènes plus coquines apprécieront sans doute. Et garderont en mémoire ces torses et ces fessiers découpés sur fond de cuir noir. Alors…sexy le divin Mozart ? Follement.
Mozart l’opéra Rock. Au palais des Sports de Paris jusqu’au 3 janvier 2010. Et en tournée dans toute la France, dès le mois de Février.
En bonus, le clip du dernier extrait de l'opéra rock, «Le bien qui fait mal»:




















0
De alelooooooya
auqun respect pour les mort.