Mado: dix ans de «bitcheries» québécoises célébrés à Paris
La reine des drag queens québécoises fête les dix ans de son spectacle français, du 6 au 8 novembre, au Tango - La Boîte à frissons, à Paris. Mado propose un florilège de ses spécialités: dézinguer les Français, les artistes de la belle province (pauvres Céline, Isabelle et Lynda) et chanter.

Mado peut dire merci à la France. Au début des années 2000, lorsque le directeur artistique du Tango, de passage à Montréal, la voit faire le clown au Sky (l'un des principaux bars gays du Village), il l'invite à se produire en France. Problème: Luc Provost, l'homme derrière Mado, n'a aucun véritable spectacle à proposer. «À l'époque, Mado faisait juste la folle, il n'y avait aucun speech par exemple», explique-t-il.
Cabaret
Il monte alors un show musical qui se mêle à un stand-up comique où les bitcheries sont de mise. «La France a découvert ce que Mado est devenue, pas ce qu'elle a été», résume celui qui, entre temps, a monté un cabaret à Montréal pour y asseoir sa «nouvelle vie».
Une décennie plus tard, son personnage retrouve une nouvelle fois un public français décrit comme «plus à l'écoute» que son pendant québécois mais pas forcément ouvert à tous les sujets: «J'ai appris à ne pas toucher à la religion, je fais aussi attention quand je leur parle de politique».

«Connasse québécoise»
Pour le reste, Céline Dion, Cœur de Pirate, Isabelle Boulay vont en prendre pour leur grade. «Pas Natasha St-Pier, car plus personne ne la connaît», se moque l'artiste. Mado ne s'épargne pas non plus, en «bonne connasse québécoise qui se plaint parce qu'elle ne peut pas manger de poutine ou du pâté chinois».
Les chansons figurent aussi au programme du spectacle, avec la reprise de standards français revisités spécialement pour l'occasion, mais aussi les grivoiseries québécoises: «Je n'ai pas besoin de changer les paroles pour celles-ci. Les Français n'arrivent pas à croire que "Je m'appelle Paulette, je suis une tapette" existe vraiment chez nous ».
«Mado va au Dépôt»
Critique sur le monde de la nuit gay parisienne, qui «manque de folie, de personnages, comme d'ailleurs celui de Londres ou de New York», Luc Provost aime en revanche venir au Tango, «le dernier club de ce genre, avec un bal musette et des vieux titres». Pas question cependant de voir son personnage danser la valse. «Quand elle a fini son spectacle, Mado va au Dépôt ou aux Tuileries. C'est pour se documenter».










LES CHAÃŽNES 











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De Eliot petit loup
Est-ce que c'est la même Mado que celle à laquelle je pensais ?
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De Eliot petit loup
D'oh !